L’équilibre hommes-femmes sur les listes électorales a beau être inscrit dans la loi, faire changer les mentalités n’est pas chose aisée. Et la politique ne déroge pas à la règle, elle qui reste, malgré tout, un domaine très machiste. La Province du Brabant wallon n’est malheureusement pas épargnée. En témoigne le nombre de bourgmestres de sexe féminin à l’heure actuelle : deux - Brigitte Defalque à Lasne et Laurence Smets à Walhain - contre 25 maïeurs masculins tandis que la présidence du collège provincial est également aux mains de la gent masculine. Les élections communales et provinciales qui se profilent ne devraient pas changer la donne.

Si le mécanisme de la tirette - une succession homme-femme - semble avoir été respecté dans la majorité des listes présentes, seules 24 femmes ont été désignées têtes de liste pour le scrutin de dimanche, contre 94 hommes. Soit un ratio d’à peine 20 % des candidats qui tireront leurs listes. Pour autant, selon les pronostics les plus optimistes, il pourrait bien y avoir quatre bourgmestres féminins au lendemain du 14 octobre. Soit le double d’aujourd’hui. A Walhain tout d’abord, où la socialiste Laurence Smets part favorite à sa propre succession et vise la majorité absolue. A Lasne ensuite, où la libérale Brigitte Defalque signerait des deux mains pour un nouveau mandat de six ans tandis que Laurence Rotthier, qui pousse la liste de la bourgmestre lasnoise, s’est officiellement déclarée candidate-bourgmestre. Les deux autres candidates qui pourraient s’installer confortablement dans le fauteuil du maïeur ne sont autres que Sybille Decoster-Bauchau (la députée wallonne est en lice contre le bourgmestre sortant, Alain Clabots, à Grez-Doiceau), tandis que Sabine Dumont, échevine sortante à Ramillies, se présente pour contrecarrer les plans du bourgmestre, Danny Degrauwe.