Un hommage s’est déroulé vendredi dans la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles.

Les Vanderstraeten et les proches de la famille nivelloise retrouvée morte en Suisse le 17 juin dernier vont enfin pouvoir entamer leur douloureux deuil. Vendredi matin, ils ont assisté à une cérémonie d’adieu dans la collégiale Sainte-Gertrude, sur la Grand-Place de Nivelles. En petit comité, ils ont pu saluer la mémoire de Michael, Agnès et leur fils de 13 ans, Ryan, dont les cendres ont été rapatriées chez nous.

Les proches, qu’on imagine encore sous le choc, ont dû faire preuve de patience. Car les trois dépouilles ont d’abord été scrupuleusement analysées par les autorités judiciaires suisses. Les autopsies pratiquées sur les corps de la mère et du fils avaient permis d’exclure le recours à une arme à feu ou à un couteau. L’éventualité d’un ou de plusieurs homicides par empoisonnement n’était donc pas à exclure.

Le ministère public privilégie la thèse du double meurtre commis par le père avant que celui-ci se donne la mort. En raison d’une lettre d’adieu portant sa signature, retrouvée au domicile. Mais aussi par le fait que le corps de l’homme a été retrouvé au rez-de-chaussée tandis que les deux autres ont été découverts dans une chambre à l’étage.

Les résultats de l’autopsie du père n’ont rien montré de concluant : pas de lésion traumatique, ni d’effusion de sang, selon le premier procureur de La Côte, Jean-Marie Ruede, interrogé par nos confrères de 24 heures. Les analyses toxicologiques n’ont pas encore livré leurs secrets mais un décès par intoxication, à la suite d’une absorption massive de médicaments, est la thèse la plus probable.

Le procureur confirme que la lettre du Belge fait état d’une situation devenue " quasi invivable " en lien avec son nouvel emploi dans une entreprise de Biopharma, où il ne " se plaisait pas ", toujours selon 24 heures.