Brabant

Les agriculteurs qui manifestent lundi en bloquant une série d'entrées de la RN25, de Nivelles à Grez-Doiceau, ont reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques. 

Cette manifestation coordonnée par la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA) et appuyée par des membres de la Fédération des entreprises agricoles fustige le décret pris récemment par le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio (cdH), d'interdire la RN25 au charroi agricole. Au point de rassemblement de Ways, des membres du MR, d'Ecolo, du PS et même un échevin cdH soutiennent les agriculteurs. Côté MR, le bourgmestre de Genappe, Gérard Couronné, qui avait vivement critiqué la décision du ministre de la Mobilité dès que celle-ci avait été rendue publique, s'est rendu sur place lundi matin. Mais l'échevin de l'environnement de Genappe, Benoit Huts, membre du cdH, s'y trouvait également.

"Nous sommes dans un parti démocratique: il peut y avoir des divergences de point de vue. Je connais bien le terrain. Il est vrai que la cohabitation entre le charroi lent et les voitures sur la RN25 est une source de danger. Mais pour les agriculteurs, la traversée du centre de Genappe est problématique. Je soutiens les agriculteurs et je regrette le manque de concertation dans la prise de décision. Il y a des choses à mettre en place mais tous ensemble, notamment avec les communes qui, in fine, devront gérer la problématique de la mobilité", indiquait sur place Benoit Huts.

Au point de rassemblement de Ways se trouvait également la députée wallonne Ecolo Hélène Ryckmans, et la conseillère communale Ecolo de Genappe Anne Beghin. Côté socialiste, André Flahaut se trouvait aussi aux côtés des agriculteurs. Le ministre d'Etat brabançon wallon rappelle notamment que lorsque le tracé de la RN25 a été décidé, traversant la province d'est en ouest en empiétant sur de bonnes terres agricoles, des engagements avaient été pris par les décideurs de l'époque pour que les agriculteurs puissent emprunter cette nationale avec leur charroi.

"On se trouve devant une administration qui est convaincue de détenir la vérité. Mais il y a d'autres mesures à mettre en oeuvre, plutôt qu'une interdiction aux tracteurs: les promesses faites doivent être respectées", affirme André Flahaut.