Si elle est élue, elle quittera ses fonctions au sein du conseil communal de la cité du Lion.

Tout semble aller très vite pour le moment dans la carrière politique de Fiorella Iezzi. Alors qu’elle a fait son entrée dans ce monde impitoyable il y a cinq ans à peine, elle ne cesse de gravir les échelons sous la bannière Défi. Fraîchement élue conseillère communale à Waterloo, voilà qu’on apprend que la jeune femme sera tête de liste de son groupe à la Chambre lors des prochaines élections. "C’était un challenge que j’avais envie de relever. J’aime les défis", lance-t-elle.

Mais pour une femme, ce n’est pas toujours évident de faire sa place dans ce monde encore très (trop) masculin. "En fait, je serai la seule tête de liste féminine au fédéral puisque les autres sont Simon Moutquin (Ecolo), Charles Michel (MR), André Flahaut (PS) et Olivier Vanham (CDH). Il y a encore beaucoup de travail à faire à ce niveau, alors quand on m’a proposé cette place, je n’ai pas hésité même si je sais que ce sera compliqué."

Difficile oui, mais Fiorella Iezzi ne manque pas d’ambitions pour autant. "On est ambitieux mais on sait aussi qu’il faudra flirter avec les 12 % pour y arriver. Pour cela, notre secret, c’est d’aller vers les gens. Il n’y a rien de mieux que d’aller sur le terrain, à la rencontre de la population."

Et si elle était élue à l’issue du prochain scrutin, la jeune conseillère communale a déjà fait un choix par rapport à ses autres mandats : les quitter. "Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, être conseiller communal, ce n’est pas de tout repos et cela demande beaucoup de travail. Cela ne se résume pas à une seule réunion par mois."

Pour Fiorella Iezzi, pas question de faire les choses à moitié. "Si j’ai la chance d’être élue à la Chambre, je quitterai mon mandat de conseillère communale à Waterloo ainsi que mon poste à la Province. Si pour certains, les fonctions sont compatibles, je n’ai pas envie de faire les choses à moitié. Il faut être honnête avec soi-même et personnellement, je ne suis pas pour le cumul. Je n’hésiterai donc pas à céder ma place si je devais le faire", conclut la conseillère communale Défi de la cité du Lion.