La cheffe de file, Anne Beghin, a demandé la parole en début de séance pour lire une déclaration intitulée "Le silence de la colère". Elle a annoncé que son groupe avait décidé de se taire, ne ferait aucune intervention, aucun commentaire et ne poserait aucune question lors de ce conseil. Pas même lors de la mise des points au vote : la directrice générale a été priée de considérer que sur l’ensemble des points, le silence des verts équivalait à une abstention.

" Ce silence signe notre colère, notre ras-le-bol, a expliqué Anne Beghin. Jamais notre parole n’est considérée, respectée et prise au sérieux. Alors nous choisissons le silence. Nous marquons symboliquement notre impossibilité à nous faire entendre. Toutes nos propositions sont évacuées sans gêne ni grande argumentation. Pire, nos paroles sont souvent moquées, méprisées. Vous façonnez Genappe à votre manière. Vous vous êtes approprié la commune, ses citoyens, ses commerçantes, ses travailleurs, ses agriculteurs, sa nature, etc. Trop, c’est trop. Nous ne pouvons plus accepter votre autorité condescendante et votre gouvernance en vase clos ."

Réponse courte du bourgmestre Gérard Couronné après ce discours demandant à la majorité d’adopter d’autres méthodes pour la suite de la législature : "Nous en prenons acte."

Christine Gillain, élue du groupe Ensemble qui siège aussi dans la minorité, a précisé qu’elle comprenait et qu’elle était solidaire des constats d’Ecolo, mais qu’elle considérait qu’il était de son devoir de participer aux débats. Elle seule a pris la parole pour l’opposition durant la séance.