Le projet est loin d’être neuf mais il entre dans une étape décisive pour sa concrétisation : les affiches fleurissent depuis hier aux abords du Pavé Saint-Joseph. Et à partir de lundi s’ouvrira officiellement l’enquête publique pour l’obtention d’un permis d’urbanisation afin de réaliser le projet I-Dyle.

Cette enquête va durer un mois et, le mercredi 30 novembre à 18 h, dans la salle du conseil communal, est prévue une réunion publique d’information.

Le projet consiste à urbaniser un terrain de l’ancienne sucrerie de Genappe, mais pas sur le site où se trouvent les friches industrielles. Dans l’immédiat, ce sont les parcelles agricoles situées de l’autre côté de la chaussée, dans la zone d’aménagement communal concerté (ZAAC) de huit hectares dite du pavé Saint-Joseph, qui font l’objet d’une demande pour constituer 147 lots, soit de 238 à 257 logements.

Les documents précisent que 135 maisons devraient y sortir de terre, et plusieurs immeubles comptant au total 103 à 122 appartements. Des voiries seront également créées.

Derrière I-Dyle, on trouve le consortium Matexi et VProject, qui a mené jusqu’au bout une procédure innovante voulue par la Région wallonne en 2013. Il s’agissait du dialogue compétitif qui permettait à plusieurs promoteurs de remettre des projets à un jury, puis de tenir compte des remarques de celui-ci et de revenir discuter des améliorations successives jusqu’à la sélection du projet final.

L’objectif du ministre de l’Aménagement du Territoire de l’époque, Philippe Henry, était d’arriver à un écoquartier qui pourrait servir de modèle en Wallonie.

Basse énergie

Le projet prévoit ainsi d’organiser le quartier autour d’une coulée verte avec des espaces communs, des potagers, des vergers, un réseau de chemins et de sentiers pour une liaison douce connectée au Ravel…

Les bâtiments, eux, sont conçus de manière contemporaine et devraient tous atteindre le standard basse énergie.

A noter que si le choix de la procédure du dialogue compétitif a permis d’améliorer plusieurs fois le projet et de satisfaire aux demandes des membres du jury constitué pour l’occasion, le dossier I-Dyle a provoqué dans le passé beaucoup de discussions au conseil communal de Genappe, et même au sein de certains partis, à cause de sa localisation.

Lorsque la Région wallonne a acheté le site de l’ancienne sucrerie, fermée en 2004, qui fait en tout un peu plus de 140 hectares, d’aucuns espéraient que le but était de réaménager le plus rapidement possible la partie industrielle, afin d’éviter de laisser un chancre perdurer.

Mais, finalement, les premières parcelles qui accueilleront du logement sont situées dans une zone d’aménagement communal concerté, cultivée depuis toujours…

A l’époque, le ministre Philippe Henry (Ecolo) avait expliqué qu’il s’agissait de commencer par ce qui pouvait être le plus facilement mis en œuvre. L’objectif était que la vente des terrains au promoteur privé constitue une des sources de financement des aménagements à mener dans un second temps de l’autre côté de la chaussée, sur le site industriel proprement dit où des investissements plus importants sont nécessaires, notamment en termes de dépollution.