Si la bataille de Wavre commence à faire l’objet d’ouvrages comme celui d’Alain Arcq (Wavre et le Combat de Namur) publié l’année dernière, la bataille de Waterloo et son site continue à stimuler la plume des passionnés d’histoire. Un des derniers ouvrages en date : "Waterloo, champ de bataille de l’Europe" (Weyrich). Il met à l’honneur les photos de Marc Fasol, qui vit à proximité du champ de bataille de Waterloo. Le photographe ne pouvait donc que s’intéresser aux reconstitutions historiques napoléoniennes. Ses clichés nous emmènent au cœur des combats reconstitués, mais fait aussi découvrir les paysages paisibles qui furent autrefois des champs de batailles sanglants, confirmant ces lignes de Victor Hugo, repris dans l’ouvrage : "Le champ de Waterloo aujourd’hui a le calme qui appartient à la terre, support impassible de l’homme et il ressemble à toutes les plaines." Les photos sont agrémentés d’extraits d’œuvres littéraires, mais aussi des explications historiques de Jean-Luc Duvivier de Fortemps. Ce passionné d’histoire et de figurines militaires qui arpente le champ de bataille depuis son enfance, rappelle que jamais comme à Waterloo Napoléon n’ a porté une bataille de cette ampleur sur un front aussi exigu, 3 km tout au plus. "D’où à Waterloo, ce carnage, cette hécatombe. Plusieurs milliers d’hommes et de chevaux ont trouvé ici une mort brutale."

Autre passionné : Yves Moerman. S’il participe aux reconstitutions en tant que gendarme, il a aussi écrit, en compagnie de Yann Deniau, un ouvrage (Les grognards centenaires de Napoléon. Éditions Memogrames) consacré aux soldats de Napoléon, qui ont fêté leur centenaire. Un réel fait d’armes à une époque où l’on connaissait la faim, le froid, la guerre et l’absence de médicaments et d’anesthésiants. Un livre dans lequel on apprend qu’un grognard a été fêté centenaire alors qu’il n’avait que 98 ans, qu’un autre est resté quatre jours pour mort, dans un champ de Waterloo, avant d’être secouru par un fermier, ou que la médaille de Ste-Hélène que recevaient les soldats de Napoléon était faite dans un métal qui valait, à l’époque, trois fois plus que l’or : l’aluminium. Bref autant d’anecdotes qui devraient ravir les amateurs de l’histoire napoléonienne.