Brabant

Pas de choix. Pour le pédopsychiatre Jean-Yves Hayez, faire appel à de telles garderies est "un moindre mal". "Dans l’état de l’organisation actuelle du travail et de la société, c‘est un mal nécessaire. De là à dire que c’est bien pour un enfant de passer je ne sais combien d’heures en garderie avant et après une journée d’école de 9 à 16h... Mais vu les besoins en argent, les séparations chez les parents, les grands-parents moins disponibles, les parents n’ont plus le choix. Heureusement qu’il y a les garderies ! C’est la solution la moins inconfortable, plutôt que de balader les enfants n’importe où." Mais çe phénomène nous "amène à nous mettre en question. A nous demander s’il ne faut pas retourner vers davantage d’humain dans l’organisation de la société." Il regrette "le besoin économique dans la société. Les parents ne sont pas assez là pour les enfants. La place des parents reste indispensable en termes de tendresse, d’autorité morale " La garderie ne doit pas être qu’un lieu de surveillance : "Il faut qu’il y ait des activités récréatives, un contact récréatif, constructif avec le personnel. Qu’il soit bien formé, niveau éducateur ou instit, et en suffisance. Que soit reconstruit dans la garderie un aspect para-familial..."