Le parc du château de l’Ermitage a déjà servi de décor pour accueillir des bivouacs, lors des reconstitutions de la bataille de Wavre, en 1815. Les jardins du château de l’Ermitage seront désormais prochainement ouverts à la population tout au long de l’année. Y sera, en effet, créé un parc public. Le conseil communal wavrien s’est prononcé sur la désignation d’un bureau d’étude. Même si certains se sont inquiétés d’un possible vandalisme. "Ouvrir les jardins du château de l’Ermitage à la population en y créant un parc public est une bonne idée , estime le conseiller CDH, Benoît Thoreau. Cependant, il serait dommage que cette réalisation soit ternie par des actes de vandalisme, comme on le constate régulièrement au bois de Beumont. La seule manière d’assurer la quiétude et la qualité des installations est d’y organiser un gardiennage. Que comptez-vous faire pour éviter le vandalisme ?"

La bourgmestre f.f. Françoise Pigeolet a précisé que cet aspect de la situation avait été examiné par le collège : "Mais l’endroit est moins décentré et plus peuplé que le bois de Beumont. De plus, des grilles permettront de fermer l’accès au site pendant la nuit, afin d’éviter le vandalisme." Les préoccupations du conseiller Ecolo, Arnaud Demez, concernaient les plantations : "Je me réjouis que les arbres de valeur soient conservés" , a-t-il remarqué, tout en demandant que pour les futures plantations, les espèces indigènes soient favorisées. Charles Michel, le bourgmestre en titre l’a rassuré, non sans humour, indiquant que ce n’est pas demain que l’on verrait des palmiers dans le parc. Le site de l’Ermitage a été acquis par la Ville dans les années 80. Actuellement, le château fait office de centre culturel : le rez-de-chaussée accueille régulièrement des expositions et concerts. Le premier étage accueille les bureaux, bibliothèques et collections du Cercle historique et archéologique et le second, le musée archéologique et de la Vie locale. Mais au cours de son histoire, le site a connu plusieurs fonctions.

Au pied du bois de Beumont, se trouvait, dès le Moyen Age, un ermitage. La solitude y était alors effective puisque les maisons les plus proches étaient situées rue de Nivelles et à la Loriette. Une source approvisionnait les occupants en eau. Les ermites s’y retirèrent jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et le dernier d’entre eux décéda en 1789. Au XIXe siècle, restait de l’ermitage une chaumière qui disparut vers 1880. En lieu et place fut édifiée une grosse maison qui, au début du siècle, appartenait au juge Hennau. Agrandie par les Cassart qui l’acquirent en 1912, elle devient alors le "château de l’Ermitage" qu’entoure désormais un parc. Ensuite prison pour la propriétaire anglaise en même temps que la Kommandantur durant la guerre 1914-1918, le château Biquet abrita la famille du même nom jusqu’en 1956. C’est à ce moment que l’Etat rachète le site et l’affecte aux pensionnaires de l’internat de l’Athénée Maurice Carême. L’Ermitage passe finalement aux mains de la Ville en 1986.