Brabant Un projet immobilier met en péril cet ancien home qui pourrait être rasé.

Créée en 1901 à quelques encablures du lac de Genval, la Résidence du lac - aussi appelée Hôtel Normandy - fait incontestablement partie du riche patrimoine architectural de la commune de Rixensart. Le bâtiment à colombages, qui a, à l’origine, abrité le siège administratif de la compagnie fermière des eaux minérales de Genval, est pourtant voué à être rasé.

Du moins, c’est la volonté du groupe Martin qui vient d’introduire une demande de permis d’urbanisme auprès de la commune de Rixensart.

Le projet prévoit en effet la destruction de l’ancien hôtel sis le long de l’avenue Hoover, qui avait été transformé en 1995 en home pour personnes âgées - baptisé la Résidence du Lac - avant d’être laissé à l’abandon suite au retrait, en septembre 2006, de l’agrément par la ministre de la Santé de la Région Wallonne de l’époque, Christiane Vienne.

En lieu et place, deux immeubles de huit logements chacun pourraient être construits si, d’aventure, le collège communal rixensartois venait à octroyer le précieux sésame au promoteur. A côté des deux immeubles, un centre de bien-être serait construit tandis que 42 arbres présents sur le site seraient abattus.

L’enquête publique, qui durera jusqu’au 8 décembre, vient à peine de débuter mais, déjà, les premières protestations de la part de riverains ont été adressées aux autorités communales de Rixensart.

L’un d’eux, Stéphane Geeraerts, est particulièrement remonté contre l’idée que l’Hôtel Normandy puisse être abattu. "Pendant la première guerre mondiale, le toit avait été doté d’une grande inscription Hôtel Normandie à l’usage des aéroplanes de combat, rappelle-t-il. Au déclin de l’hôtellerie du Lac de Genval, jadis important centre de villégiature où le thermalisme attira longtemps des milliers de touristes, le bâtiment avait été transformé en home pour anciens coloniaux, avant d’être laissé à l’abandon par ses propriétaires."

Selon le Rixensartois, la destruction de l’Hôtel Normandy serait un "saccage irréversible".

Le dossier est consultable au service de l’Urbanisme de 8 h à 11 h 30 durant les jours ouvrables et le mardi 2 décembre de 16 h à 20 h.