Une liste d’actions prioritaires à enclencher dès janvier 2020 sera présentée au CA de décembre prochain.

Le conseil d’administration (CA) de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a marqué lundi soir son accord sur la méthodologie du plan Climat, sur les enjeux identifiés et sur un montant réservé - non communiqué pour l’heure - dans le budget de 2019. Une liste d’actions prioritaires à enclencher dès janvier 2020 sera présentée au CA de décembre prochain.

Pour rappel, la demande, portée par un collectif de membres de la communauté universitaire, d’un plan Climat a été approuvée au CA de février. Une consultation participative a été organisée avec une cinquantaine de personnes impliquées. Une demi-journée brainstorming a notamment mêlé des experts et des utilisateurs pour confronter l’opérationnel et l’académique. L’idée était ici d’impulser un système d’intelligence collective dans une approche bottom-up, afin que le plan Climat ne se limite pas à une ligne top-down.

Des panneaux solaires sur les toits de l’université

L’université étant déjà engagée sur la voie de la durabilité depuis 2006, il tient non d’un simple engagement mais consiste déjà en une feuille de route. En effet, la gestion des campus a été considérée dès 2006. En 2012, la politique Environnement a été liée au volet Enseignement et recherche. Le campus du Solbosch a décroché le label Entreprise Ecodynamique en 2014 et ceux de La Plaine et d’Erasme en 2016. Cette politique de développement durable s’est par ailleurs concrétisée par différentes actions, notamment par l’inauguration en janvier dernier de panneaux solaires sur les toits de l’université.

Le plan Climat se décline en des prérequis transversaux et en des actions envisagées par thématiques et par enjeux. Reste à estimer leurs coûts au niveau budgétaire et à mesurer leurs impacts sur la réduction des gaz à effet de serre. "Pour l’instant, on s’est alignés sur les objectifs imposés par l’Union européenne, qui ciblent 40 % de réduction des gaz à effets de serre par rapport à 1990", détaille Alexandra Demoustiez, responsable de la politique Durabilité et du service Environnement à l’ULB. "Or, on sait qu’il faudra aller au-delà si on veut répondre à des enjeux climatiques. En décembre, on présentera en conséquence des chiffres propres à l’université."