Brabant

Laissé pour vide depuis des mois, l’ancien bâtiment utilisé par la société Spechim, sur la place Capouillet, suscite l’intérêt d’un promoteur immobilier. Lequel s’est présenté à la commune avec l’envie de le revitaliser. Son idée est d’y créer du logement - on parle de 31 appartements avec de la mixité allant d’une à trois chambres - et du parking en souterrain.

Pas opposée au projet, la commune en a profité pour repenser cette place, actuellement traversée par une route. Les plus anciens riverains devraient faire un bond dans le temps avec ce projet de revitalisation. "En consultant la population, on s’est rendu compte que cette route avait été aménagée pour que les camions puissent passer, mais qu’elle n’était pas du tout dédiée aux voitures à l’époque" , explique Cédric Tumelaire, l’échevin de l’Urbanisme de Waterloo.

Des pavés à la place du bitume

A l’avenir, l’idée est de redonner un certain cachet à la place Capouillet afin que la population puisse à nouveau se l’approprier. "C’était l’occasion d’en faire un cadre de vie plus agréable et non plus une place dédiée aux voitures , continue l’échevin waterlootois . Concrètement, l’idée est de changer le revêtement qui est en bitume pour y mettre des pavés. Un peu comme c’est le cas devant l’église de la place Sainte-Catherine à Bruxelles."

De plus, le projet vise à dévier la circulation du côté de l’actuel magasin. Ce qui permettrait de récupérer des places de parking et de faire du centre de la place une sorte de piétonnier. "Nous avons aussi en tête de mettre éventuellement la rue Gouttier en sens unique."

Peut-être pour pas un cent !

Et, bonne nouvelle, cette revitalisation pourrait ne pas coûter le moindre centime à la commune. "Nous nous sommes renseignés et il est possible d’obtenir un subside à hauteur de 100 % auprès de la Région wallonne. Pour ce faire, nous devons travailler en concertation avec le promoteur afin qu’il s’engage notamment à ce qu’il y ait bien du logement. Ce serait une bonne nouvelle car on parle d’un projet à hauteur du million d’euros" , conclut Cédric Tumelaire.

Les travaux pourraient encore débuter en 2016 pour se finir en 2017.