On le sait, si la Province a dû mettre son budget au régime, c’est parce que le Gouvernement wallon veut que les provinces participent désormais au financement des zones de secours. Un rapport commandé par l’Association des provinces wallonnes pointe cependant une possible illégalité et inconstitutionnalité de cette décision régionale.

Dès lors, au conseil provincial de jeudi, le CDH et Défi ont demandé au collège comment il comptait réagir. Pour les Humanistes, l’alourdissement des charges des provinces résulte d’un travail de sape volontaire, et il convient de défendre l’institution.

Tanguy Stuckens, le président du collège provincial, a indiqué que l’étude en question officialisait des difficultés qui avaient déjà été identifiées. Les Provinces sont dès lors en attente de précisions de la part du ministre wallon des Pouvoirs locaux et restent en contact entre elles. "Nous ne nous laisserons jamais étrangler, nous défendons nos capacités à mener nos missions essentielles de service public, a précisé Tanguy Stuckens. Mais nous demander de nier le pouvoir de tutelle, c’est nous envoyer dans le mur. Vous oubliez aussi de dire que lorsque la Province intervient dans le financement de la zone de secours, elle le fait en lieu et place des 27 communes ! Nous devons nous réinventer pour assumer ce financement, mais aussi parce que le citoyen nous le demande."

Pour le président du collège, la vision de l’opposition CDH est volontairement "apocalyptique" alors que les missions essentielles sont toujours assurées et que les besoins des habitants du Brabant wallon sont rencontrés.