L’échevin de la Jeunesse estime qu’il y a un manque d’événements de ce type chez nous.

En octobre prochain se tiendra à La Sucrerie à Wavre une compétition "sportive" d’un genre nouveau. Durant la semaine européenne du numérique, la Ville proposera un tournoi d’e-sport (contraction de electronic sport) durant lequel des joueurs viendront s’affronter dans des jeux vidéo en réseau. Trois jeux seront proposés, dont Fifa, le célèbre jeu de football.

Ce genre de tournois attire depuis quelques années des milliers voire des millions de spectateurs du monde entier avec des joueurs devenus de véritables stars qui brassent plusieurs millions d’euros. À titre d’exemple, une Coupe du monde du célèbre jeu Fortnite a été organisée en juillet 2019 à New York, offrant 3 millions de dollars au gagnant, un gamer américain âgé de 16 ans.

"Rien pour les jeunes à Wavre"

En Belgique, le phénomène peine à percer, au contraire de l’Allemagne ou la France. Ce qui peut s’expliquer par un manque d’investissement de la part des pouvoirs publics et de sponsors mais également par l’absence de fédération e-sport dans notre pays.

L’échevin wavrien de la Jeunesse a en revanche bien compris l’intérêt des jeunes pour ce genre d’événements et a donc décidé d’organiser un tournoi d’e-sport, forcément plus modeste que les énormes manifestations organisées aux États-Unis, mais bien plus accessible. "Cela fait des années que j’entends qu’il n’y a rien pour les jeunes à Wavre, soupire Gilles Agosti, l’échevin de la Jeunesse et lui-même grand gamer avant d’entrer au collège communal. Pour moi, les jeunes, ça va de 12 à 35 ans. Or l’e-game intéresse les gens de 12 à 45 ans et c’est la part des 30 ans qui est la plus importante, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Voilà une activité qu’on peut offrir aux jeunes à Wavre, quelque chose qui intéresse 90 % des jeunes. Ce n’est pas dans les missions d’une Ville d’organiser un tournoi d’e-sport. Mais c’est dans les missions d’une ville d’entendre qu’il y a un manque, un besoin et d’y répondre."

Sensibilisation

L’échevin ne veut pas non plus négliger le volet lié à la sensibilisation. Une série de conférences seront données par des spécialistes dans la salle de projection de La Sucrerie sur la manière de gérer le temps de jeu, le type de jeux à privilégier. "Ce n’est pas dire aux jeunes, ‘venez, on va s’éclater sur les écrans’. Notre rôle, c’est aussi de faire de la prévention."