En se lançant dans l’aventure de la gestion d’une piscine communale, la majorité était bien consciente qu’une telle infrastructure ne rapporte pas d’argent. Au contraire, avec un coût de construction de 15 millions d’euros et des frais de fonctionnement inévitablement importants, le projet exige de la commune une situation financière solide.

Le projet a bien sûr intégré dès sa conception une série d’éléments destinés à réduire les coûts, notamment en ce qui concerne l’énergie. Ingénieur expérimenté, l’échevin des Travaux, Henri Detandt, a veillé à obtenir pour le nouveau bâtiment des techniques à la fois de pointe et véritablement efficaces.

La commune a également fait le choix d’ajouter des bassins ludiques pour les enfants, une zone de détente, un sauna, un jacuzzi… Le but est d’élargir la fréquentation aux familles, afin d’optimaliser les recettes. Un bassin purement sportif, fréquenté par les clubs, ne rapporte pas grand-chose si personne ne vient pour s’y amuser et y passer du bon temps.

La publication des tarifs, peu avant l’ouverture du nouveau bassin, a cependant provoqué quelques réactions négatives. Pour un adulte brainois, l’entrée est fixée à 5 euros. Pour un non-Brainois, on passe à 6 euros. Les enfants de moins de 12 ans paieront 3,5 euros s’ils habitent à Braine, et 4,5 euros s’ils viennent de l’extérieur.

Il existe aussi des cartes de 20 entrées à un tarif unique de 80 euros (ou 10 entrées pour 42 euros) mais il faut les utiliser dans les trois mois. Et un abonnement annuel, lui, est prévu pour 290 euros pour les Brainois et 320 euros pour les autres.

" Cela ne fait même pas un euro par jour, commente le bourgmestre Vincent Scourneau. Il faut savoir que nous avons fait le calcul, en fonction du coût total de la piscine et de sa fréquentation estimée. Chaque nageur coûtera environ 10 euros à la commune. Donc s’il paie son entrée 6 euros, cela veut dire qu’il coûte encore 4 euros aux personnes qui paient leurs impôts à Braine-l’Alleud. "