Brabant Cette bâtisse a hébergé les consultations de l’ONE jusqu’en 1970.

L’annonce a été publiée il y a quelques jours sur un site immobilier bien connu : "Monument historique, le château de Dongelberg se situe sur un terrain de 11 ha au calme dans un vaste parc paysager enclos de murs entre Louvain et Namur, à ± 3 kilomètres du centre de Jodoigne, et ± 40 kilomètres de Bruxelles. Prix demandé : 950 000 €."

Pour ce montant, vous serez l’heureux propriétaire d’une belle bâtisse de plus de 3 000 m² de surface habitable et composée de 20 chambres. Toutefois, il faudra encore ajouter un budget conséquent, car l’intérieur de l’édifice est à refaire complètement. En effet, bien que l’extérieur ait un cachet indéniable, on constate sur les photos accompagnant l’annonce que certains pans de murs se sont effondrés et que les plafonds et sols sont dans un piteux état.

Si l’histoire de ce château remonterait au XIVe siècle, c’est en 1835 qu’il devient celui qu’on connaît aujourd’hui, sous l’impulsion du baron Joseph-Louis Osy de Zegwaart qui achète le bien et le transforme. Dans un ouvrage paru en 2004, l’historien Joseph Tordoir nous apprend que le roi Albert Ier faillit acquérir le château au décès du propriétaire. Il n’en sera finalement rien et au cours de la Première Guerre mondiale, une colonie d’enfants "débiles" (terme qui désignait des enfants qui manquaient de forces physiques suite à une sous-alimentation ou à une grave maladie) s’installa dans le domaine de Dongelberg.

En 1919, la propriété est vendue à l’Œuvre nationale de l’enfance (ONE) et devient ainsi le home Henri Velge. L’intérieur du château est alors transformé pour le rendre plus fonctionnel, supprimant tout le décor prestigieux du château. Jusqu’à la fin des années 1970, les petits Jodoignois et leurs parents s’y rendaient pour les consultations de l’ONE.

Ensuite, l’endroit passe dans les mains de la Coopérative pour centres culturels, en vue de le louer à l’ASBL Campus, un groupe proche de l’Opus Dei. Si elle souhaite aujourd’hui revendre le château laissé à l’abandon, l’ASBL organise toujours des séminaires et propose des services hôteliers au sein d’un autre bâtiment du domaine.