L’Athénée royal de Jodoigne ne peut plus faire venir "Hoplaboum" et ses activités.

Depuis trois ans, l’Athénée royal de Jodoigne organisait, en collaboration avec la société privée Hoplaboum qui fournit gratuitement des jeux d’extérieur en faisant en même temps sa publicité au sein de l’établissement scolaire, un grand évènement qui mobilisait quelque 600 enfants.

Mais voilà, c’est désormais interdit, ce que déplore André Antoine (CDH). "Pour la première fois, l’évènement ne pourra pas avoir lieu, les règles relatives à la publicité et à l’éthique en relation avec l’école sont en cause. Néanmoins, l’évènement se déroulera à l’Institut Saint-Albert, tout proche, qui bénéficiera des retombées. Ce qui était permis il y a trois ans ne l’est plus aujourd’hui. Pourquoi ?"

Ce à quoi le ministre Frédéric Daerden a rétorqué : "Il résulte de cette législation qu’un chef d’établissement est autorisé par la loi à permettre l’occupation des locaux affectés à son établissement à un tiers qui doit être soit un établissement d’enseignement appartenant à un autre réseau, soit une association non commerciale. En l’espèce, le nouveau préfet n’a dès lors fait qu’appliquer la circulaire qui règle l’occupation des locaux scolaires. On peut être interpellé par le fait que, précédemment, l’évènement était autorisé mais le nouveau chef de l’établissement a fait une lecture plus stricte de la circulaire."

Une décision qui déçoit fortement André Antoine. "L’évènement était gratuit et tous les enfants faisaient du sport gratuitement tout en découvrant l’école. Par conséquent, on perd un bel évènement qui favorisait le réseau public, et tout cela pour une école située à 600 mètres de la précédente. Il y a de quoi en perdre son latin."