La vaccination des résidents et du personnel contre le coronavirus s’est déroulée ce samedi au Clair Séjour à Jodoigne. Une étape importante pour la maison de repos du CPAS, l’une des premières à être touchée de plein fouet par la crise sanitaire en mars 2020. Durant toute la matinée, cinq médecins et une infirmière ont administré le vaccin Pfizer, reçu deux jours plus tôt par le "hub" de la clinique Saint-Pierre à Ottignies.

Masque FFP2

Le taux d’adhésion des résidents a été très important puisque 68 résidents ont accepté de se faire vacciner sur les 71 que compte la maison de repos. Deux résidents, actuellement hospitalisés, recevront leur première dose plus tard. Parmi le personnel, ce taux d’acceptation est moins élevé : 31 membres sur 58 se sont inscrits à la vaccination. Les indécis pourront toujours s’inscrire pour recevoir leur première dose lors de la deuxième vague de vaccination, dans trois semaines. Mais ce n’est pas parce que les résidents seront bientôt protégés du coronavirus que les mesures sont assouplies. Bien au contraire. Il a en effet été décidé que le masque FFP2 sera obligatoire pour tous les membres du personnel dès ce samedi. La décision a été prise par le comité "Covid", qui réunit le médecin coordinateur, un médecin référent de Jodoigne, l’infirmière-chef, le directeur de la maison de repos et le responsable SIPP (service interne de prévention et de protection au travail) de la Ville.

Un maximum de précautions

Depuis l’apparition du variant britannique en Belgique, les experts formulent des doutes sur l’efficacité des masques en tissu contre ces nouvelles souches, dont la charge virale est plus importante. "Le masque FFP2 doit permettre de mieux protéger le personnel contre les variants du coronavirus qui sont plus contagieux, explique Benoit Naveau, le directeur du Clair Séjour. Cette mesure sera d’application au moins jusqu’à la deuxième dose de vaccination. On doit rester prudent et ne rien relâcher. On continue à prendre un maximum de précautions, jusqu’aux prochaines indications de l’AViQ." À ce stade, les responsables de la maison de repos ne s’avancent pas encore sur une date pour la reprise des visites des familles en chambre.Sarkis Geerts