Le comité de quartier du Bouton d'Or crie victoire: il y a quelques semaines, un arrêt du Conseil d'État a suspendu, comme l'avaient demandé trois riverains membres du comité, le permis accordé au projet immobilier visant à construire sept immeubles, offrant en tout 80 appartements. Un combat qui avait débuté en 2002, les promoteurs ayant modifié les plans à plusieurs reprises.

Le permis à présent suspendu - mais il faudra poursuivre la procédure pour en obtenir l'annulation - avait été délivré par le collège échevinal, avec avis favorable sous réserve de la CCAT et du fonctionnaire délégué, le 6 juin 2005.

Malgré les réclamations de 53 riverains lors de l'enquête publique.

«C'est une victoire citoyenne: notre message aujourd'hui, c'est montrer à tout le monde qu'il ne faut pas se laisser faire, que gagner est faisable, et nous voulons partager cette expérience parce que la pression immobilière se fait de plus en plus présente, dans tous les quartiers», explique Patricia Meyer, présidente du comité de quartier, riveraine, requérante au Conseil d'État et... deuxième sur la liste CDH aux prochaines élections.

En connaissance de cause

Le CDH qui s'est fendu hier d'un communiqué de presse mettant directement en cause la majorité dans ce dossier. «Les bourgmestre et échevins ont-ils été trompés par le promoteur? Pas du tout!, peut-on y lire. Un rapport du service de l'urbanisme transmis au collège en mars 2003 précise que seule pouvait être envisagée la construction de 6 maisons ou d'immeubles comprenant 6 unités. C'est donc bien une décision prise par le Collège en connaissance de cause! Pourquoi avoir fait le choix du promoteur en défendant son projet immobilier plutôt que suivre l'avis du service de l'urbanisme et défendre ainsi le cadre de vie des Brainois?»

© La Libre Belgique 2006