Le nombre de caméras par zone de police varie fortement et dépend d’un choix politique.

On n’y prête presque plus attention, elles sont pourtant disséminées dans nos communes, nous observent et sont de plus en plus perfectionnées. Les caméras de surveillance se sont multipliées dans notre province ces dernières années.

Les communes et les zones de police du Brabant wallon sont en effet toujours plus friandes de se doter de caméras sur leur territoire, et particulièrement dans les endroits propices aux incivilités, trafics en tout genre, agressions et autres.

À l’heure actuelle, l’ensemble des zones de police du Brabant wallon dénombre pas moins de 142 caméras de surveillance dans l’espace public. Un nombre important qui ne cesse d’augmenter, mais réparti de manière bien inégale sur le territoire. La raison ? L’installation de caméras relève toujours d’un choix politique. C’est ainsi qu’à Ottignies-Louvain-la-Neuve, il n’y en a aucune dans l’espace public, pour des questions budgétaires et d’opinion publique.

Une cellule de veille mise en place

La zone où l’on retrouve le plus de caméras est celle de Wavre avec 43 unités réparties sur 18 sites différents. Et une dizaine d’autres va encore s’y ajouter dans les prochains mois. "L’idée est de saturer le centre-ville avec des caméras pour éviter les zones grises, où l’on n’a pas de vue", commente le chef de corps wavrien Bernard De Maertelaere.

Une autre zone bien fournie en caméras est celle de l’Ouest Brabant wallon avec 30 unités. À terme, la zone en installera 69 sur ses quatre communes. Elles sont placées au plateau de la gare de Tubize, au rond-point de la sortie du ring Est à Haut-Ittre, ainsi que dans le centre de Tubize, Braine-le-Château, Ittre et Rebecq.

Une cellule de veille a été mise en place en juin 2018 et a déjà fait ses preuves. "Depuis juin, on a reçu 68 demandes de recherche par rapport à des enquêtes judiciaires ou à des infractions, indique Nicolas Meuwis, directeur des opérations. On a pu trouver des éléments d’enquête dans 60,5 %, de ces 68 demandes. Cela ne veut pas dire que toutes les enquêtes sont élucidées, mais on a pu trouver des éléments permettant de les faire avancer. La veille a permis de mettre au jour 9 flagrants délits : 6 liés à des incivilités et 3 liés à des trafics de stupéfiants."

Notons enfin que les communes ont pu bénéficier de subsides de la Province pour l’installation de caméras dans le cadre de l’appel à projets "sécurisation des biens et des personnes". Et ce à hauteur de 460 000 euros depuis 2015. 

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