Une cérémonie symbolique en présence du vice-recteur aux affaires étudiantes s'est déroulée ce jeudi.

Les inscriptions haineuses qui avaient fait leur apparition sur les murs de la Petite Casa, à Louvain-la-Neuve, ont été effacées jeudi, lors d’une petite cérémonie symbolique. Il s’agissait de marquer le coup et de répéter le rejet de ce type d’agissement par l’ensemble de la communauté universitaire. 



En présence du vice-recteur aux affaires étudiantes Didier Lambert, des représentants de l’Assemblée générale des étudiants de Louvain, de la Fédé (la fédération des régionales, qui gère les lieux) et de l’Organe (le collectif des kots à projet), de la couleur a été remise par les membres des kots à projet concernés pour faire disparaître les inscriptions. 
 
La croix gammée tracée sur le logo du kot à projet des Droits de l’Homme, la croix barrant celui de L’Angela qui promeut l’égalité hommes-femmes et l’insulte ajoutée sur celui du Migrakot ont donc disparu. Pour l’ensemble des participants, il n’est pas question de banaliser ces appels à la haine. 
 
" Un signe nazi n’a pas sa place dans l’espace de l’université: c’est la négation de toutes nos valeur: ça fait mal", a indiqué sur place le vice-recteur aux affaires étudiantes. Qui a précisé également, en soulignant le travail de chacun des kots à projet visés, qu’il avait envoyé mercredi un message aux 31.000 étudiants de l’UCLouvain pour répéter que l’Université mène des actions pour l’accueil des migrants. 
 
" Un grincheux m’a répondu que c’était un message déplacé, que la politique n’avait rien à faire à l’Université: je suis désolé, mais il se trompe", a martelé Didier Lambert, répétant la fierté de l’UCLouvain face à l’action engagée menée par les kots à projet.