Brabant

Au milieu du séisme provoqué par l’annonce de la fermeture du site de Gosselies de Caterpillar, avec plus de 8.000 emplois directs et indirects qui pourraient passer à la trappe, l’annonce est un peu passée inaperçue. Et pourtant, il s’agit d’une restructuration qui pourrait faire mal en Brabant wallon.

Vendredi également, la direction de CP Bourg, à Ottignies, a réuni un conseil d’entreprise extraordinaire pour annoncer son intention de licencier 88 travailleurs.

Actuellement, ils sont 225 à travailler sur le site, où sont fabriqués des produits à destination du secteur de l’imprimerie. En 2013 déjà, CP Bourg avait fermé son site de Dolhain, près de Verviers, avec des pertes d’emploi à la clé. Et depuis, à Ottignies, certains ouvriers et certains employés subissaient des périodes de chômage économique.

Bref, l’entreprise n’était pas au top de sa forme et le personnel ne s’attendait pas à de bonnes nouvelles… "La musique est toujours la même : on invoque la crise de 2008, et la concurrence", soupire le permanent SETCA Pascal Strube.

Son homologue de la CSC Metea, Lahoucine Ourhibel, confirme en précisant que le chiffre d’affaires est en baisse constante suite à la mise sur le marché de produits bien moins chers proposés par des concurrents asiatiques.

L’entreprise veut dès lors investir davantage dans la recherche et développement, pour sortir des produits à haute valeur ajoutée qui lui permettront de survivre…

Les représentants du personnel ont convenu hier de quatre prochaines réunions avec la direction, pour examiner les chiffres attestant de la situation actuelle et discuter d’un vrai plan industriel. Ils espèrent pouvoir limiter la casse au niveau social en proposant des alternatives aux licenciements secs redoutés.

Pour rappel, la direction CP Bourg avait déjà procédé au licenciement de 25 personnes en 2009 malgré les mouvements de protestation menés par les membres du personnel à l’époque.