Brabant Un projet immobilier vieux de vingt ans en passe d’aboutir.

C’est un projet immobilier vieux d’une bonne vingtaine d’années qui est en passe d’enfin trouver une issue : le fonds d’investissement Gingko projette de construire 44 logements le long de la rue du Corbeau, à Limelette, à quelques encablures seulement de la ferme de la Balbrière.

Une réunion d’information avait lieu ce jeudi soir. Et elle a été l’occasion pour les promoteurs de présenter leur projet. Avec, en préambule, un retour sur l’historique des lieux. Les futurs logements devraient être érigés sur les restes d’une ancienne sablière, dont l’exploitation remonte aux années 1970-1977. A l’époque, ce sont près de 300 000 m³ de sable qui avaient pu être extraits sur ce site de 10,8 hectares. Des remblais composés de déchets inertes et agricoles y ont alors été enfouis sous une couche de limon d’1,5 mètre de profondeur.

Quelques années après la fin de l’exploitation du site, la société Aximo avait racheté les lieux. Un permis de lotir avait été octroyé. Et le site viabilisé avec une route, l’égouttage, l’électricité. Mais suite à des problèmes internes à l’entreprise, la commercialisation n’a jamais eu lieu et aucune maison n’a poussé, transformant les lieux en terrain de jeux favori pour les amateurs de motocross. Au plus grand dam des riverains.

Vingt maisons unifamiliales

Aujourd’hui, le fonds d’investissement Gingko a donc fait l’acquisition du site et envisage de déposer une demande de permis unique d’ici le mois de juin. Avec bon espoir de voir les premiers coups de pelleteuses être donnés un an plus tard.

Concrètement, le projet consiste en la création de 20 maisons unifamiliales de 160 à 180 m² sur des terrains allant de 9 à 18 ares, en plus de 24 appartements répartis en quatre blocs d’immeubles. Le tout sur 4,6 hectares, les 6,2 hectares restants étant en zone verte, forestière, ou d’équipement public et communautaire.

Au passage, le projet permettra d’assainir un site actuellement sujet à la formation de biogaz. "Il y a environ 10 % de matière organique qui ont été enfouis dans le sol", précise Michaël Daco, chargé de projet pour RIEM, à qui Gingko a confié le développement du projet. "Ces matières organiques, en se décomposant, créent du biogaz. Pour l’éliminer, on installera des drains qui le conduiront à une cabine où il sera neutralisé. Mais il faut rassurer : les concentrations sont très faibles et un monitoring sera installé pour vérifier en permanence cette concentration de biogaz."

Le volet écologique a aussi été pensé dans le projet. Un vaste parc sera ainsi aménagé pour permettre aux riverains d’en profiter. Et des niches à hirondelles de rivage seront créées dans les talus pour permettre le retour de ces oiseaux sur un site qu’elles ont déserté depuis l’exploitation de la sablière.

A noter enfin que la concrétisation du projet permettra de régulariser la situation de la résidence Malvina, située à proximité, et dont l’accès se fait actuellement par une rue construite de manière illégale sur un terrain privé. Une fois le projet concrétisé, l’accès à la maison de repos se fera via le nouveau quartier.