Une campagne de la SPGE et des contrats de rivière pour ne plus jeter n’importe quoi à l’égout

Lundi matin, derrière la galerie du Douaire à Ottignies, la Dyle a temporairement roulé des flots noir foncé, un produit envahissant la rivière au départ d’un tuyau amenant l’eau de pluie dans le cours d’eau. Pas de panique, il s’agissait d’un colorant naturel, destiné à marquer le lancement au niveau régional d’une campagne de sensibilisation menée par la Société publique de gestion de l’eau (SPGE), les contrats de rivières et les organismes d’assainissement de l’eau, dont l’intercommunale InBW.

C’est que même si la qualité des cours d’eau s’améliore, certains continuent à jeter des mégots dans les avaloirs, à se débarrasser de fonds de pots de peinture ou de reste de produits nocifs dans les éviers. Sans parler des lingettes dans les WC, les médicaments, les hydrocarbures…

Tout cela finit par se retrouver dans les stations d’épuration dont le fonctionnement est perturbé, voire directement dans les rivières et donc, plus tard, dans les mers et les océans.

© Fifi

D’où cette campagne qui revêt de multiples formes. Une des plus visibles est l’apposition de petit macaron en pierre de lave émaillée, sur la voie publique, devant les avaloirs.

« Ici commence la mer, ne jetez rien ! », disent ces plaquettes dont 1.100 ont déjà été placées en Wallonie. L’action se poursuit et le message de sensibilisation passera aussi par des marquages au sol réalisé au pochoir.

« En Brabant wallon, on subit de 20 à 30 pollutions par an, a précisé Christophe Dister, le président d’InBW qui épure plus de 90% des eaux dans la province. Cela coûte à la collectivité, il faut mettre les stations à l’arrêt, nettoyer… De plus, les boues ne peuvent plus être valorisée et doivent être incinérées, ce qui a aussi un coût environnemental. »

La campagne de sensibilisation passera également par des autocollants à apposer sur les éviers et les toilettes, par des animations et des publications destinées aux jeunes.

Président du contrat de rivière Dyle-Gette et député provincial en charge de l’environnement, Marc Bastin a précisé sur place qu’après le temps de la prévention viendra aussi celui de la répression pour ceux qui ne respecte pas ce bien commun que sont nos rivières.