Ils sont fermés le week-end, les adoptions diminuent et ils affichent donc complet.

Les refuges, comme les commerces non alimentaires, sont soumis aux règles imposées par le gouvernement la semaine passée : à savoir une fermeture complète le week-end. Une situation qui pose quelques problèmes et qui fait qu’au final les animaux sont eux aussi, indirectement, victimes du coronavirus. "Fort logiquement, nous avons aussi dû adapter nos horaires et notre mode de fonctionnement, explique Sébastien De Jonge, le directeur du refuge Sans collier à Perwez. Nous sommes fermés le week-end, ce qui entraîne une nette baisse des adoptions car ce sont les jours qui fonctionnent le mieux pour nous. De plus, les activités pour les animaux sont réduites, ce qui joue sur leur qualité de vie, malheureusement."

Une situation compliquée

Sans aucun doute, Sébastien De Jonge s’attend à un mois compliqué en matière d’adoptions, lui qui affiche déjà complet. "Pour le moment, nous n’avons pas d’abandon lié au coronavirus mais les gens nous posent énormément de questions à ce sujet. En ce qui concerne le refuge, nous sommes déjà 10 % au-dessus de la capacité habituelle avec environ 90 chiens. Et, comme nous sommes fermés le week-end et qu’il y a une sorte de confinement de la population, les adoptions diminuent et on ne peut plus en prendre en charge non plus."

Des prises en charge postposées

Quant à la qualité de vie des pensionnaires à quatre pattes, elle est aussi revue à la baisse. "Concrètement, 35 activités ont été annulées rien que pour ce mois de mars, déplore le directeur du refuge. Ce sont des médiations qui permettent aux animaux de sortir du refuge et d’avoir de l’affection de la part d’autres personnes."

Le refuge étant full ou presque, les abandons ne sont donc plus possibles, peu importe la raison, qu’elle soit bonne ou mauvaise, et la situation ne risque pas de s’améliorer dans les semaines qui viennent avec les mesures, logiques et comprises de tous, qui ont été décidées par le gouvernement. "Comme on est limités à une ouverture en semaine, on ne peut plus rien prendre en charge car on est full. On est obligés d’en postposer. Il faut savoir que certains abandons sont prévus mais on doit les repousser à présent. J’en avais huit qui devaient rentrer prochainement mais ce n’est pas possible. Je ne sais pas du tout comment on va faire."

Et les appels ne manquent pas pourtant. "Rien que ce week-end, nous avons reçu une quinzaine d’appels pour des prises en charge", conclut Sébastien De Jonge, qui comprend tout à fait les mesures prises par le gouvernement, même si elles compliquent aussi la vie des refuges et de leurs pensionnaires à quatre pattes.