Une étude montre que d’importants abattages devront être entrepris dès cet hiver.

On se souviendra que cet été, après un soir de grand vent, la fragilité d’une partie des arbres du parc du château Cheneau avait provoqué un effroi rétrospectif aux responsables communaux: deux arbres s’étaient couchés sous l’effet des rafales, dont un a écrasé une voiture qui circulait sur la voirie toute proche. Le conducteur s’en était tiré pratiquement indemne par miracle.

Les arbres du parc faisaient pourtant l’objet d’un suivi par un bureau spécialisé. Mais la situation a connu une évolution à laquelle personne ne s’attendait. Ainsi, de grands arbres considérés comme sains au printemps 2018 étaient morts sur pied cet été. C’était le cas de dix arbres sur trente-neuf, au sein du double alignement bordant l’avenue Allard.

La commune a abattu 25 arbres sur recommandation des spécialistes, et a demandé une étude approfondie pour ne prendre aucun risque. Et les conclusions de ce travail, qui ont été présentées au conseil communal de lundi soir, sont mauvaises pour les hêtres du parc.

Les autres essences ne sont pas touchées et c’est plutôt une bonne nouvelle. Par contre, les prélèvement sur les souches et sur une partie des hêtres encore debout ont mis en évidence la présence de deux champignons qui s’attaquent aux bois et aux racines, dont l’armillaire couleur de miel. Il s’attaque en général aux arbres morts, ainsi qu’aux arbres affaiblis. Le champignon se nourrit du bois, le mât casse, et le hêtre touché bascule.

Sachant que ce champignon se propage d’arbre en arbre lorsque ceux-ci sont plantés serrés - ce qui est le cas au Cheneau -, il n’y pas grand-chose à faire à ce stade.

Bref, l’experte qui a réalisé l’étude a recommandé l’abattage de 29 hêtres composant l’alignement en bordure du parc, coté avenue Allard. Plus quatre arbres du côté des maisons… Cela devra être réalisé dès cet hiver.

« Pour l’alignement du côté de la rue Saint-Sébastien, il n’y a pas urgence mais on va vers un remplacement également », a ajouté la spécialiste.

Le remplacement de ces arbres est envisagé mais il faudra enlever des souches, et s’assurer que le sol n’est plus contaminé par les champignons en cause.