Lors du conseil communal de Genappe, Etienne Offergeld, le directeur du département déchets de l’IBW, a présenté une étude réalisée par l’intercommunale à propos des poubelles à puces.

Ce système, préconisé par certains et déjà appliqué dans certaines communes wallonnes, consiste à faire payer les citoyens en fonction du poids de leurs déchets ménagers.

Deux conseils d’administration de l’IBW ont été consacrés à ce sujet, et il en ressort que la plupart des communes n’y sont guère favorables. A quelques exceptions, et Chastre est prête à faire le pas en 2016.

L’IBW, qui n’est pas très emballée par le système, accompagnera cependant l’expérience. Une des raisons des réticences de l’intercommunale est qu’il n’est pas évident que des économies soient réalisées par ce biais.

En Brabant wallon, le coût des déchets par ménage est déjà inférieur à celui enregistré dans les autres provinces. Une nouvelle méthode ne donnera donc pas de résultats spectaculaires. "Dans les années 80, les communes avaient un trou où on mettait tout sans précaution, a continué Etienne Offergeld. Aujourd’hui, plus de 55 % des déchets sont recyclés, 40 % sont valorisés énergétiquement, et 3,5 % vont en décharge. Le chemin parcouru est énorme. Chez nous, les matières organiques ne sont plus un problème environnemental. Alors, quand les ressources financières se font plus rares, il faut établir des priorités…"

Autre souci, si les matières organiques sont ramassées sélectivement, il faudra les transformer via la biométhanisation. Le Brabant wallon n’obtiendra pas de subsides pour une installation de ce type, et celles qui existent ne sont pas toutes efficaces.

Et en pratique, le ramassage de conteneurs à puces comporte des inconvénients : ils prennent de la place, doivent être replacés par les hommes chargés des collectes, et restent sur la rue jusqu’au retour des propriétaires.

Et dans un environnement urbain, avec des voitures en stationnement à contourner, ça promet des soucis…

L’IBW lorgne surtout de nouvelles approches. Par exemple, à l’étranger, les citoyens de tout un quartier ou d’un grand immeuble apportent leurs déchets dans un conteneur collectif enterré, accessible avec des badges. C’est une autre évolution possible, permettant de se passer d’une collecte en porte à porte. V. F.