La plateforme citoyenne est toujours contre le projet et l’arrivée de deux éoliennes.

Après avoir présenté son projet à la presse et l’avoir revu à la baisse, Engie pensait avoir convaincu les riverains en organisant, qui plus est, une sorte d’atelier ce mardi destiné à répondre à toutes leurs interrogations de riverains, même les plus personnelles.

Mais visiblement, ce premier atelier (un second est prévu ce jeudi à la salle communale de Wisbecq) est loin d’avoir convaincu les Rebecquois qui restent sur leur position : l’arrivée de deux éoliennes au chemin Gallet, c’est non ! "Il y a eu un peu de tension durant cette réunion où nous étions quand même entre 60 et 70" , explique Caroline De Vos, membre de la plateforme citoyenne éoliennes Rebecq.

Une tension due à l’organisation de cet atelier, pas en adéquation avec les attentes des Rebecquois. "Nous voulions quelque chose de collectif car nous avons déjà posé toutes nos questions par écrit mais nous n’avons jamais obtenu la moindre réponse. Dans un premier temps, Engie a voulu maintenir son concept mais ils ont rapidement compris que ce n’était pas possible."

Malheureusement, ce qui devait être une réunion d’information en fut bien loin. "On s’est retrouvé avec plusieurs exemplaires de l’étude d’incidence, attachés à une table. Impossible de les déplacer et prendre connaissance d’un syllabus de 300 pages, très technique, le temps d’une réunion, c’est tout simplement inconcevable. Au final, cet atelier était une belle façade pour donner une impression de transparence mais au fond, il n’y a eu aucune communication avec les personnes impactées par ce projet" , continue Caroline De Vos.

Si certaines pages de ces syllabi ont visiblement été arrachées, "ce que nous déplorons", précise la plateforme citoyenne, la soirée n’a pas permis de répondre aux inquiétudes des Rebecquois sur ce projet. "Nous allons reformuler la même demande : à savoir qu’une version de l’étude d’incidence soit accessible à tous en ligne. Car au final, on n’a pas été rassurés. Nous avons fait comprendre que ce projet n’est pas le bienvenu, qu’il n’a pas sa place ici et que nous souhaitons préserver notre cadre rural. J’espère que le message a été compris de l’autre côté."