Brabant

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné jeudi Sébastien M., un habitant de Rebecq né en 1983, à 45 mois d'emprisonnement ferme.

Il était poursuivi pour des faits de rébellion mais surtout pour avoir agressé son ex-compagne, dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier à Rebecq. Alors qu'il l'avait déjà menacée au début de leur relation de lui "couper le clitoris" si elle le trompait, il a mis ses menaces à exécution. Il a confectionné une arme avec un cutter de tapissier et a frappé la victime dans le bas-ventre, lui occasionnant une coupure qui a nécessité plusieurs points de suture à la vulve. Le couple était séparé depuis quelques jours et Sébastien M. a envoyé à la dame des SMS où il réitérait cette menace spécifique. Séjournant chez sa mère, le prévenu s'est emparé d'une lame de cutter de tapissier qu'il a fixée entre des compresses médicales pour confectionner une arme tranchante. Il s'est ensuite rendu chez la victime et a défoncé la porte arrière de son habitation. Elle s'est sauvée par la porte d'entrée mais Sébastien M. l'a rattrapée dans la rue, collée contre un mur et frappée avec sa lame à hauteur du bas-ventre.

La victime a feint un évanouissement pour qu'il cesse sa violence. Hospitalisée, elle a subi 31 jours de travail et la blessure à la vulve a nécessité la pose de plusieurs points de suture. Alors qu'il avait prétendu aux policiers que son ex compagne était tombée accidentellement sur un couteau, le prévenu a avoué à l'audience avoir posé ce geste.

Pour fixer la hauteur de la peine, le tribunal a pris en compte la "grande gravité des faits" symboliques et attentatoires à l'intégrité physique et sexuelle de la victime, l'absence de prise de conscience dans le chef du prévenu et les antécédents spécifiques de celui-ci en matière de violence conjugale. Les 45 mois de prison ferme infligés sont conformes aux réquisitions du ministère public.