Brabant

Il n’y a pas qu’en période de Toussaint que les cimetières sont au centre des conversations. À Ramillies, ce jeudi soir, le collège communal a convié les habitants à l’église d’Autre-Église ! Un drôle d’endroit ? C’est que les lieux coïncidaient avec le sujet évoqué lors de cette réunion d’information qui abordait la problématique de la gestion communale des cimetières.

Parmi les invités, on relevait Monsieur cimetière en Wallonie, l’Orp-Jauchois Xavier Deflorenne du Service public de Wallonie qui a pris la parole pour exposer de manière très méthodique et explicite à la septantaine de Ramillois présents le décret concernant la gestion des cimetières voté par la Région wallonne depuis 2010.

On retrouve, de manière résumée, quatre grands principes. Tout d’abord, il y a la volonté de rétablir une gestion effective et cohérente des sites funéraires. Grâce aux excellentes collaborations, les avancées sont importantes. Le souhait est également d’obtenir une prise de conscience de la valeur patrimoniale de ces lieux et une reconnaissance de la diversité culturelle de nos sociétés.

Dans le respect des procédures définies

Les acteurs professionnels de terrain sont convaincus par ailleurs que cela doit passer par la compréhension socio-économique d’une gestion proactive et pédagogique des cimetières ! Il y a donc lieu de pousser à une prise de conscience de la salubrité publique et une préservation active de l’environnement pour les usagers des sites.

À Ramillies, l’actualité est du côté du cimetière d’Autre-Église, avec l’exhumation de tombes laissées à l’abandon. "Cela représente ni plus ni moins que 250 tombes à Autre-Église", confirme le bourgmestre Jean-Jacques Mathy (REM) qui précise que l’ensemble des cimetières seront concernés, même si cela prendra du temps. "En tout cas, pour les 250 tombes, la dépense a été budgétisée et une société spécialisée viendra s’en charger même si nous avons du personnel relativement bien qualifié et formé. Mais ils ont également pas mal de boulot !"

Les exhumations commenceront dès lors à la fin février et pour le moment, les ouvriers communaux sont occupés à construire un deuxième ossuaire où seront conservés les ossements recueillis. "Cela se fait dans le respect de procédures définies."