Plusieurs citoyens aimeraient une table ronde sur les nuisances du charroi lourd.

À Ramillies, un groupement de personnes veille chaque année à trouver des arrangements avec les autorités communales et les responsables de la sucrerie, mais aussi les agriculteurs, pour éviter les nuisances liées au charroi lourd. "Il faut préciser que nous ne sommes pas opposés aux agriculteurs ni à la sucrerie. Nous vivons à la campagne et voulons trouver un bon équilibre", explique le porte-parole Bruno Duboisdenghien.

Trop de charrois lourds

Une saison betteravière sans concertation, c’est un passage quasi non-stop de charrois lourds composés souvent de plusieurs camions remorques de plus de 40 tonnes.

Le collectif a donc dressé un rapide état des lieux des voiries accessibles à un tel type de charroi lourd. "Sauf erreur, le constat est pour nous sans appel : il existe un imbroglio intercommunes ne facilitant pas, pour les transporteurs, l’acheminement des productions à leurs lieux de transformation/stockage. Il faudrait revoir la signalisation routière comme, par exemple, rue de Jodoigne, à Huppaye où elle est interdite aux 7,5 tonnes alors qu’elle est utilisée sans réaction de la police."

Une table ronde souhaitée

Une action de la commune de Ramillies auprès de la zone de police est nécessaire selon le collectif. "Le bourgmestre qui est membre du collège de la zone devrait mettre ce point à l’ordre du jour, car l’état de droit n’est plus respecté."

Le souhait ? Organiser une table ronde entre les agriculteurs, les transporteurs et les habitants afin que chacun expose les problèmes des uns et des autres. "Mais aussi faire respecter le code de la route et plus particulièrement de limiter si possible ce passage la nuit entre 22 heures et 5 heures, où il est très difficile voire quasi impossible de dormir tellement ces nuisances sont importantes. En journée, nous précisons que l’impact sur le sommeil est évidemment moindre, mais pas sur la dégradation des habitations/des voiries. Lorsque les bennes sont remplies, et d’autant plus quand elles débordent, la cargaison déboule sur la route, les trottoirs, pistes cyclables, voire même sur les véhicules et autres usagers. Le constat est facile, il n’y a pas que le transport de betteraves qui en est la cause. Mettre des filets sur le charroi qui n’est pas fermé me semble logique."