Venus de toute l’Europe, douze Compagnons bâtisseurs tentent d’adoucir la vie des 170 personnes qui y séjournent.

Ils sont douze. Douze jeunes gens venus d’Espagne, d’Italie, de France, de Turquie, d’Arménie et bien sûr de Belgique.

Tous n’avaient qu’un seul but en participant au projet "Chantier international" porté par l’ASBL les Compagnons bâtisseurs : se rendre utile. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le travail ne manque pas à Rixensart. Car le centre d’accueil Fedasil abrite 170 personnes. Dont 90 enfants âgés de 0 à 18 ans qui ne demandent qu’à s’amuser, pour un peu oublier leur quotidien "très compliqué".

Cela tombait bien, car au programme de la double mission confiée aux Compagnons bâtisseurs, l’après-midi et la soirée étaient systématiquement dédiées aux jeux, activités et autres soirées à thème. "On a déjà organisé des jeux en extérieur, des activités sportives, des soirées de présentation des différents pays desquels viennent les animateurs, des pyjamas et pizzas party, des soirées dansantes, des ateliers dessins, des activités théâtre, etc., précisent Mathilde Sauvage et Constance Remacle, les deux responsables belges des Compagnons bâtisseurs à Rixensart. On remarque qu’il est beaucoup plus facile d’attirer les enfants que les adultes mais on y arrive aussi."

Des travaux manuels

Une multitude d’activités qui permettent de changer les idées des petits et des grands. "Ça fait bien une quinzaine d’années désormais que les Compagnons bâtisseurs viennent en été, au mois d’août, se réjouit Marc Delvigne, animateur. Et à chaque fois, c’est top. Les enfants sont toujours enchantés de prendre part aux activités et les parents aussi. Et puis pour le personnel du centre d’accueil, c’est une aide hyper-importante." Mais la double mission des Compagnons bâtisseurs ne s’arrête pas là.

Car leurs matinées sont mises à profit pour réaliser des travaux plus manuels. "La matinée est consacrée aux différentes tâches de rénovation, d’embellissement du parc, de nettoyages de murs, etc. Des tâches auxquelles participent les bénévoles mais aussi bon nombre des personnes accueillies au centre, conclut Marc Delvigne, Actuellement ils sont notamment en train de construire un terrain de pétanque." Une vraie bouffée d’air frais pour le centre, comme pour les gens qu’il accueille.

Pas mieux lotis qu’en Italie

"Pendant trois semaines, on vit comme eux. Et on se rend compte à quel point c’est compliqué, explique Constance Remacle. Ici, on est véritablement chez eux. On mange avec eux, on dort sur place, c’est vraiment non-stop. Ce n’est pas toujours évident, mais super enrichissant." Car en plus d’égayer la vie des enfants accueillis par le centre, ainsi que celle de leurs familles, le projet de chantier international permet aux volontaires de se rendre compte de leurs conditions de vie. "On organise des activités et les enfants sont ravis, c’est génial, continue Laura Eccher, une autre volontaire venue de Venise. Mais d’un autre côté, leur situation est horrible. Je m’étais dit que c’était peut-être mieux en Belgique qu’en Italie, mais non, pas vraiment. Alors on fait de notre mieux, même si ça ne changera peut-être pas grand-chose dans leur vie."