Malgré la suspension du permis par le conseil d’État, la commune poursuit ses travaux.

Un pas un avant, un pas en arrière. Voilà comment on pourrait résumer ce projet de MRS à Rixensart. En effet, le 4 décembre dernier, le conseil d’État a fait un pas en arrière en suspendant le permis d’urbanisme pour la construction de la maison de repos et de soins dans le quartier du Poirier-Dieu à Rixensart.

Quatre riverains à savoir Michel Wathelet, Xavier Debecker, Jean-Elie Lanotte, Fabienne Petiberghien et l’ASBL Comité de quartier Poirier-Dieu Genval ont saisi la plus haute juridiction administrative pour donner un coup d’arrêt à ce projet.

Un pas en avant

Pour quelles raisons ? Pour comprendre, revenons quelques mois en arrière. Le 5 janvier 2016, la demande de permis d’urbanisme est introduite. Mais le fonctionnaire délégué de la Région wallonne a refusé le permis sollicité. La Foncière des Tilleuls, l’initiateur du projet, a alors introduit un recours auprès du ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio (CDH). Par après, le 26 février 2018, le ministre régional délivrait le permis, au grand dam de certains riverains. C’est précisément sur cette étape que les quatre riverains ont demandé au conseil d’État la suspension du permis.

Aujourd’hui, la commune a fait un pas en avant. "Tout a été remis à plat" , explique Christophe Hanin, échevin en charge de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire. "Les habitants ne sont pas fondamentalement contre ce projet de MRS. Leur souhait était d’inclure ce projet dans le plan communal d’aménagement révisionnel (PCAR), dans lequel on retrouve la MRS et le réaménagement d’un quartier. En juin, nous sommes repartis d’une feuille blanche où plusieurs groupes de travail avec chaque parti politique et des habitants ont été amenés à se prononcer. Nous avons déjà modifié les voiries ou les espaces verts. Nous devons encore discuter de la densité."

L’implantation ou non d’une seconde école pour l’ASBL École plurielle sera également débattue. Une fois le PCAR définitivement adopté, le promoteur pourra à nouveau introduire un projet. Pour de bon ?