Le principe de la taxe kilométrique décidée il y a quelques jours par le gouvernement bruxellois continue de faire du bruit en Wallonie. Une fois encore, le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, a été interpellé à ce sujet au Parlement wallon. “Il est grand temps de négocier et de discuter, il aurait peut-être mieux valu commencer par là d’ailleurs, a réagi Dimitri Legasse, le président de la Fédération PS du Brabant wallon. Je n’ai pas fait de calcul pour tout le monde mais pour un habitant de Rebecq, on pourrait arriver à 1200 euros par an. Soit 100 euros de taxe en plus par mois, c’est énorme. Pour nous, il est crucial de préserver le pouvoir d’achat et non de le diminuer par une taxe sur un travailleur qui se rend tout simplement à son travail.”

Même son de cloche pour le Jodoignois Jean-Paul Wahl, le président de la Fédération MR du Brabant wallon qui, lui, se penche sur les alternatives à la voiture pour se rendre dans la capitale. “Je prends l’exemple d’un habitant de Ramillies. Pour se rendre à Bruxelles, il va devoir prendre un bus de Ramillies à Jodoigne (30 minutes), un autre bus jusqu’à la gare de Tirlemont (35 minutes) et ensuite, le train jusque Bruxelles (40 minutes) et le métro ou le tram. Tout ça, deux fois par jour. Je peux comprendre qu’il veuille prendre sa voiture pour se rendre à Bruxelles.”

De son côté, le ministre Henry a précisé qu’aujourd’hui, on est face à un texte concret sur lequel on peut discuter, “une concertation appelée par tous. Le choix de la région de Bruxelles en fonction de ses spécificités est différent de la Wallonie et l’élargir à la Wallonie n’est pas compatible. Annuellement, le Wallon effectue plus de kilomètres que le Bruxellois. Maintenant, il faut réfléchir à des alternatives comme la ligne express de bus vers Bruxelles au départ de Louvain-la-Neuve et de Wavre ou le futur corridor cyclable. C’est avec une volonté d’écoute et de dialogue que je me rendrai au comité de concertation ce vendredi pour y défendre la vision du gouvernement wallon.”