Brabant La Fédération wallonne de l’agriculture demande au ministre Di Antonio de revoir son arrêté rapidement.


Décidément, cet arrêté pris par le ministre Di Antonio visant à interdire les tracteurs sur la Nationale 25 continue de faire couler beaucoup d’encre. Dernier épisode en date : une nouvelle sortie de la Fédération wallonne de l’agriculture. "De longue date, la FWA s’est attelée, dans un esprit de concertation le plus large possible impliquant les agriculteurs et leurs représentants, les bourgmestres, les entrepreneurs de travaux agricoles et les représentants de la Province du Brabant wallon, à formuler des propositions très concrètes pour permettre la meilleure cohabitation possible entre tous les véhicules sur la RN25, explique-t-elle au travers d’un communiqué. Avant de prendre une décision, l’ensemble des interlocuteurs avaient explicitement réclamé une étude de faisabilité objective et complète quant aux meilleures alternatives offertes aux agriculteurs tout en garantissant la sécurité des automobilistes."

Une concertation qui n’a visiblement pas eu lieu dans ce cas précis, au grand dam des agriculteurs. "Nous regrettons qu’un ministre sortant dont les prérogatives sont en principe limitées et encadrées soit passé outre toute concertation et dialogue constructif avec les principaux interlocuteurs concernés. Une attitude prouvant une fois encore que le ministre demeure sourd aux préoccupations du monde agricole."

Et, comme on peut s’en douter, les agriculteurs ne comptent pas en rester là. D’ailleurs, après avoir analysé le texte présenté par le ministre, ils se disent prêts à contre-attaquer. "Nous avons analysé de manière plus précise le contenu de l’arrêté et nous estimons que celui-ci serait manifestement susceptible d’être annulé en cas de recours devant le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative."

Et de poser un ultimatum au ministre Di Antonio. "Nous demandons au ministre Carlo Di Antonio le retrait de son arrêté pour ce vendredi 16 août midi au plus tard, aux fins d’assurer la concertation indispensable à ce dossier. À défaut, nous introduirons un recours en annulation et en suspension à l’encontre de l’arrêté préjudiciable, et ce aux fins de défendre au mieux les intérêts du monde agricole."