Philippe Henry dit vouloir, avec sa collègue Valérie De Bue, entamer les discussions.

Il y a près de deux mois, le ministre sortant de la Mobilité et de la Sécurité routière Carlo Di Antonio prenait la décision d’interdire au 1er janvier 2020 la circulation des véhicules lents sur la N25. On ne reviendra pas sur la polémique qui a suivi, provoquant une levée de boucliers du côté des communes traversées et du monde agricole.

Oui mais voilà, entre-temps, le CDH a rejoint les rangs de l’opposition au sein du Parlement wallon et le ministre en charge de la Mobilité a changé. Il s’agit désormais de l’Écolo Philippe Henry, qui se partage d’ailleurs le dossier avec Valérie De Bue (MR) puisque la Nivelloise est compétente en matière de sécurité routière.

Cette interdiction sera-t-elle maintenue ? Ou vont-ils revenir sur cette mesure contestée par beaucoup ?

Le ministre a été interrogé ce lundi par le député wallon Dimitri Legasse (PS) en commission parlementaire. "J’aurais souhaité savoir si vous entendiez revenir sur la décision de votre prédécesseur. Et si vous entendiez rouvrir le dialogue avec les agriculteurs et avec les autorités communales concernées. Cela me paraît essentiel", a demandé le Rebecquois.

Et le nouveau ministre se montre plutôt ouvert au dialogue et à envisager d’autres pistes que l’interdiction pure et simple des engins agricoles : "Nous sommes tous les deux d’avis qu’il faut reprendre ce dossier, qu’il faut le gérer dans la concertation et, comme je le disais, qu’il faut avoir une préoccupation au niveau de la sécurité routière. Mais celle-ci peut se faire de différentes façons, y compris dans la signalisation, la prévention, peut-être dans certains aménagements… L’interdiction de circulation des engins agricoles n’est évidemment pas la seule possibilité. Donc nous avons bien l’intention, d’une manière ou d’une autre, elle et moi, d’entamer cette discussion. En commençant par la concertation et en veillant à ce qu’une solution la plus optimale possible soit définie assez rapidement. Mais à ce jour, c’est un petit peu tôt, vu l’installation récente du gouvernement, pour vous donner une réponse tout à fait définitive."