Brabant

La commune de Tubize fait actuellement l’objet de toutes les attentions des promoteurs immobiliers. Plusieurs projets d’envergure sont en effet envisagés dans la commune : entre la reconversion des Forges de Clabecq et celle de l’usine Mondi, plusieurs milliers de logements pourraient voir le jour dans un futur relativement proche.

L’un des projets envisagés concerne l’urbanisation de la zone d’aménagement communal concerté, dite "de la Ferme rose", au fond de l’avenue Salvador Allende. Un site d’un peu moins de 14 hectares, dont seuls 5 sont en zone constructible, le reste étant en grande partie situé en zone inondable.

Dix immeubles comptabilisant un total de 250 à 300 logements pourraient sortir de terre pour un total de 21 700 m² de surface résidentielle.

Un espace communautaire de 800 m² et 240 places de parking - dont 150 publiques - pourraient également être construits. Une voirie permettrait de relier l’avenue Allende à l’avenue de Scandiano.

Un parc devrait être aménagé sur la partie non urbanisable du site. Soit sur les 8,7 hectares restants.

Du côté d’Unibra, la société bruxelloise propriétaire du terrain, on se tait dans toutes les langues. Tout juste indique-t-on qu’il "n’y a pas d’avancement dans le dossier et qu’il est donc trop tôt pour en parler. Nous sommes propriétaires de la zone depuis des générations. Elle est en zone constructible et est donc vouée à être urbanisée."

Selon toute vraisemblance, les premiers coups de pelles ne sont pas attendus avant plusieurs années, le temps pour la commune de réaliser un rapport urbanistique environnemental. Celui-ci devrait déterminer les options d’aménagement et de développement durable pour la zone d’aménagement communal concerté (ZACC).

Le RUE de la Ferme rose a donc pour objectif de définir les options d’aménagement pour la construction de bâtiments, mais également concernant les aménagements paysagers.

La finalisation de ce RUE n’étant pas envisagée avant plusieurs mois, le projet de logements sur la ZACC de la Ferme rose devra encore patienter.

Cela permettra aussi au promoteur d’aménager son projet : lors du conseil communal de novembre dernier, l’opposition, par la voix du socialiste Guy Leclercq, s’était inquiétée du fait que deux à trois des dix bâtiments envisagés se retrouvaient en zone inondable. Et l’on sait que, depuis les terribles inondations de novembre 2010, le sujet est plutôt délicat dans la cité du Betchard.