Frédéric Lamory, de son vrai nom Frédéric Bozilov, est un artiste complet de 43 ans. Auteur, compositeur et interprète, il est baigné dans la musique depuis sa plus tendre enfance. D’ailleurs, à trois ans, il était déjà un vrai passionné des années 70 et de ses 45 tours.

Aveugle de naissance, cela n’a jamais été un réel handicap pour lui. "Franchement, cela ne change pas grand-chose", explique Frédéric Lamory. "Dans la chanson, qu’on soit aveugle ou voyant, ce qui compte, c’est le talent et le travail. Le fait d’être aveugle n’est pas du tout un handicap dans mon métier."

Par contre, il est également juste de préciser que tout n’est pas aussi facile pour Frédéric que pour un artiste voyant. "Le gros problème pour moi se situe au niveau du marketing et de la promotion. Là, c’est vrai que c’est un peu plus compliqué même si je n’ai pas peur d’aller vers les gens."

Bercé depuis toujours par la musique, c’est un certain Michel Sardou et sa Maladie d’amour qui lui ont mis l’eau à la bouche et donné l’envie de chanter. "A six ans, je me suis inscrit dans une école de piano pour aveugles. J’ai appris le solfège en braille et à huit ans, je me suis mis à reproduire tout ce que j’entendais au piano."

Et voilà Frédéric lancé dans une spirale musicale dont il ne sortira plus jamais. "La musique, c’est toute ma vie. Dans mes chansons, je me base souvent sur des événements que j’ai vécus. Avec Hervé Jacque, mon parolier, nous essayons de surprendre notre public."

Résultat : un deuxième album, intitulé Son Métier d’homme, qui se vend comme des petits pains dans les grandes enseignes. "Calogero est l’artiste qui m’inspire le plus. J’aime également beaucoup Florent Pagny et Pascal Obispo", conclut Frédéric Lamory.