Mordue de running, Elisa Vancolen (18 ans) présente son premier livre, "Léa-sans-sortie".

Elisa Vancolen se décrit comme étant très organisée. Entre ses cours de kiné à l’UCL, ses entraînements de running au CS Dyle et sa vie sociale, tant mieux. Mais il y a bien une chose que la sportive de 18 ans n’avait pas prévue : qu’elle sorte un livre. "En rhéto, ma professeure de français m’a repérée grâce au texte que j’avais rédigé pour mon TFE. Elle m’a dit "il faut en faire quelque chose". Elle a une maison d’édition donc elle m’a donné l’opportunité de sortir un livre. J’ai toujours aimé la littérature. J’écrivais aussi des histoires d’animaux ou de super-héros, étant petite. Mais je ne me suis jamais imaginée écrivaine. Ce bouquin, il est arrivé par hasard."

Un heureux hasard. Ce vendredi à Ramillies, elle présentera Léa-sans-sortie, qui raconte la courte existence d’une fillette de sept printemps touchée par une maladie rare et mortelle. "J’ai couché les premières lignes en 2016. L’année d’avant, le décès d’un cousin de 16 ans a provoqué un déclic en moi. Je me suis posé plein de questions. Pour me vider la tête, je devais tout mettre par écrit. Une sorte d’effet libérateur. Puis une histoire en a découlé."

Ode à la vie, souvenirs d’enfance et amitiés : la petite centaine de pages écrites par Elisa véhiculent un message positif malgré une situation dramatique. Contrairement à son héroïne, elle n’a pas dû gérer l’adversité pendant la rédaction de son livre. "J’avais ma structure. Si l’inspiration ne venait pas, je fermais mon ordinateur. Aucune pression. Ça me tente trop de réécrire mais je ne sais pas sur quoi. Quand on est jeune, on a moins d’expériences de vie qui peuvent faire office de matière. Et je préfère relater des choses qui sont susceptibles de s’appliquer au réel. Le style fantastique, ce n’est pas trop mon truc." Ça ne l’a pourtant pas empêchée de finir 4e à un concours de nouvelle du genre en 2017.

500 exemplaires seront disponibles à partir du 2 décembre. Un nombre qu’Elisa Vancolen estime ambitieux. Mais loin d’elle l’idée de stresser. "Il m’arrivait d’aller courir et de penser à la proposition de mon éditrice pendant 45 minutes. Dois-je l’accepter ou pas ? Si elle m’a repérée, c’est qu’il y a du potentiel. Mais les gens vont peut-être trouver ça complètement naze. On verra."