Le service mis sur pied par Bruxelles Environnement a effectué 169 enquêtes dans des habitations en 2016.

Beaucoup de Bruxellois l’ignorent, mais la Région bruxelloise s’est dotée depuis février 2000 d’une ambulance verte qui se met au service des habitants qui souffrent de pollution à l’intérieur de leur habitation. Ce service, créé par Bruxelles Environnement et officiellement baptisé Cellule régionale d’intervention en pollution intérieure (Cripi), permet de donner de précieux conseils aux habitants et formule des observations pertinentes en termes de conception des bâtiments.

Mais attention, cette ambulance verte se déplace uniquement sur requête du médecin traitant. "De manière pratique, si un médecin suspecte qu’un problème de santé pourrait être lié à la présence d’un polluant à l’intérieur d’une habitation, il peut faire une requête pour son patient", explique Jacques Brotchi, député MR qui a interpellé la ministre bruxelloise en charge de l’Environnement Céline Fremault (CDH) pour connaître le bilan de ce service.

Ainsi, on apprend qu’en 2016, 169 enquêtes ont été réalisées en Région bruxelloise. Un nombre relativement stable au regard des années précédentes. "Le service est bien connu de nombreux médecins, mais également des habitants qui n’hésitent pas à contacter la Cripi pour connaître la marche à suivre et en informer les médecins", a de son côté expliqué Céline Fremault, qui précise que 67 enquêtes ont été réalisées entre le 1er janvier 2017 et le 31 mars. Un nombre plus élevé que la moyenne mensuelle calculée de 2000 à 2016.

Partenariat entre trois institutions

L’ambulance verte bruxelloise est un partenariat entre trois institutions : Bruxelles Environnement qui coordonne le projet et réalise les analyses chimiques de l’air intérieur, l’Institut de Santé publique qui analyse essentiellement moisissures et acariens, et le Fares qui fournit une infirmière sociale, sa directrice médicale étant aussi le médecin de l’ambulance verte. Un questionnaire est envoyé aux patients un an après l’intervention afin de savoir s’ils vont mieux et s’ils ont tenu compte des conseils prodigués.

Dans une approche préventive cette fois, un des objectifs de la cellule consiste à étudier l’évaluation des pollutions intérieures liées à l’habitat urbain en Région bruxelloise. Des travaux qui permettront à plus long terme de préparer une stratégie d’actions (conseils, comportements, traitements, etc.).