En cette journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, une action a été menée à Braine-l’Alleud par Vie Féminine Brabant wallon. 

Un peu plus de vingt femmes ont manifesté devant l’ancien hôtel de ville, où se tiennent les conseils communaux. 
 
Il s’agissait notamment de demander au collège de donner enfin suite à un courrier envoyé en mai dernier à propos de la convention d’Istanbul. Le groupe brainois de Vie Féminine demandait des engagements à propos des violences faites aux femmes, et n’a pas reçu la moindre réponse. Alors que les membres espéraient des engagements pour mieux former des professionnels - pas seulement à la police - pour accueillir les femmes victimes de violence, et un soutien au secteur associatif. 
 
« On voudrait que Braine-l’Alleud deviennent une commune anti-sexiste, et que le collège se positionne comme moteur », résument les manifestantes. Elles se sont fait entendre sur le coup de midi avec un petit concert de casseroles et de cuillère en bois, le message étant de faire sortir les violences faites aux femmes de la sphère privée dans lesquelles elles sont souvent confinées, pour les rendre audibles et visibles. 
 
Il y a également des soucis dans l’espace public, et une autre action symbolique a été menée dans la foulée: les protestataires se sont rendues dans le souterrain de la gare situé du côté du pont Courbe, pour dénoncer l’insécurité ou en tout cas le sentiment d’insécurité qui envahit les femmes lorsqu’elles doivent emprunter ce passage. 
 
Les lieux ont été redécorés avec des messages à la craie, des bouts de papier peint et des banderoles appelant les passants à s’exprimer.