La commercialisation des futurs appartements va bientôt commencer.

Abandonné depuis plus de 20 ans maintenant, le chancre Folon, situé en plein centre de Wavre, était, jusqu’à présent, le terrain de dégradations, de problèmes de sécurité, sans oublier d’être squatté. Mais bientôt, tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir car ce chancre va voir, à l’horizon de septembre 2021, une nouvelle renaissance avec la construction de 152 logements.

Concrètement, le bâtiment central sera conservé et complètement rénové bien évidemment, alors que cinq autres immeubles flambant neufs vont être construits autour, telles les nervures d’une feuille, d’où son appellation, Val Véna (qui veut dire nervure en latin), avec une grande place laissée à la nature et un point d’eau. "L’implantation et les gabarits des nouvelles constructions ont été étudiés afin d’optimiser les vues, les dégagements et les ensoleillements de chaque logement", précise Daniel De Buck, architecte en charge du projet.

152 logements vont être mis en vente

Au total, ce ne sont pas moins de 152 logements, divisés en trois catégories, qui vont être mis en vente. Les deux premières catégories permettront aux futurs acheteurs, en fonction de critères bien définis, d’obtenir ces logements à des prix avantageux. Quant aux biens placés dans la troisième catégorie et vendus au prix du marché, ils seront accessibles à toutes les personnes qui n’entrent pas dans les deux premières catégories.

Mais attention, si vous êtes intéressés, il ne faudra pas traîner. Officiellement, les appartements seront mis en vente dès le 5 juin prochain. "Et cela fonctionnera sur le principe du premier arrivé, premier servi", précise Mathieu Michel, le président du Collège provincial.

Quoi qu’il en soit, ce projet permettra d’enfin mettre un terme à cette vision d’horreur qu’est le chancre Folon depuis plus de vingt ans, mais il permettra aussi, et c’est peut-être le plus important, à de nombreuses personnes de trouver un appartement de qualité, dans un cadre merveilleux à un prix abordable pour le Brabant wallon.

© DR
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"L’accès à la propriété est un problème"

Présent sur place, Mathieu Michel a tenu à mettre en avant l’importance de ce genre de projets. "Aujourd’hui, l’accès à la propriété est un problème, déplore-t-il. En moyenne, il faut compter 100 000 euros de plus en Brabant wallon qu’ailleurs ce qui correspond à 500 euros par mois en plus pour un prêt. Alors certes, les salaires sont plus importants mais ils ne compensent pas cette différence."

Et pour éviter l’exode des jeunes Brabançons wallons, la Province a misé sur la promotion immobilière. "Ce terrain nous a été cédé pour un euro symbolique. 250 000 euros y ont été investis pour rien mais le projet a généré trois millions d’euros d’aides publiques pour arriver à un équilibre. De plus, les terrains sont revendus et tout l’argent récolté est utilisé pour investir ailleurs dans d’autres projets du même style."