Le Mondial des tireurs et pointeurs

Après Spa en 1959, Mons en 1978, Gand en 1981 et Bruxelles en 1995, Uccle a le privilège d'accueillir dès ce mercredi et jusqu'à dimanche les championnats du Monde de pétanque, 41es du nom. Abritée dans un gigantesque chapiteau installé juste derrière la tribune du stade d'Uccle Sport, la compétition attirera plus de cinquante nations, ce qui constitue un record de participation.

Jean Bernard

Après Spa en 1959, Mons en 1978, Gand en 1981 et Bruxelles en 1995, Uccle a le privilège d'accueillir dès ce mercredi et jusqu'à dimanche les championnats du Monde de pétanque, 41es du nom. Abritée dans un gigantesque chapiteau installé juste derrière la tribune du stade d'Uccle Sport, la compétition attirera plus de cinquante nations, ce qui constitue un record de participation. Tout comme la France, tenante du titre, la Belgique, organisatrice, aura le privilège d'aligner deux équipes.

Dans la plus expérimentée des deux, on retrouvera parmi les quatre joueurs l'Ixellois Jean-François Hémon qui, en 2000, avait remporté le titre mondial à Faro, au Portugal. L'autre équipe, plus jeune mais non moins talentueuse, sera, elle, coachée par Alain... Hémon, qui n'est autre que le père du précédent.

Si le fils gagna en 2000, le père, lui, décrocha le titre suprême, comme joueur, en 1981 à Gand. «Jusqu'à présent, c'est un cas unique dans le milieu de la pétanque, sans compter que mon frère obtint lui aussi un sacre mondial», précise Alain de son accent fleurant bon le Bordelais qu'il quitta pour des raisons professionnelles en 1973. «Il faut savoir qu'à l'époque, les triplettes nationales pouvaient aligner des joueurs étrangers. Dans le Sud-Ouest, j'avais deux passions: le rugby et la pétanque. Seulement, la phase finale du jeu à XV tombait à la même période que les qualifications pour le championnat de France de pétanque. Il a fallu faire un choix qui, une fois à Bruxelles, ne s'est évidemment plus posé. Ici, j'ai donc commencé à jouer à Uccle, à la PUC, avant de migrer à l'Elite, à Woluwe- Saint-Lambert, puis de devenir capitaine à Sainte-Anne Auderghem où joue Jean-François.»

«Tichon», pour les intimes, en sera quant à lui à sa 11e participation aux Mondiaux. «J'ai aussi obtenu dix titres nationaux.» On pourrait le croire blasé avec un tel palmarès - surtout que l'an dernier, avec ses équipiers Claudy Weibel, Michel Vancampenhout et André Lozano, il avait été vice-champion du monde - mais ce n'est pas du tout le cas. «Je sens même une petite tension du fait que cette compétition se déroule à domicile mais je ne doute pas qu'elle sera bénéfique à l'équipe et nous motivera encore plus que d'habitude.»

Tireur exceptionnel qui commença la pétanque à 5 ans, Jean-François, 32 ans, s'est rendu compte voici quelques années que s'il voulait rester au sommet de son art, il ne devait pas trop s'entraîner. «Lorsque j'en faisais trop en semaine, je jouais mal le week-end. Aussi, j'ai levé le pied et ai naturellement retrouvé mon niveau.» Quant à Alain, depuis quatre ans, il est président de la fédération Brabant wallon-Bruxelles qui compte 41 clubs sur les 114 de l'aile francophone. «Cela représente environ 2800 affiliés.»

Webwww.brussels-petanque2005.be.

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