A vos méninges autour d'Ishango !

Jeunes neurones, à vous de jouer ! Depuis hier après-midi, tous les Bruxellois âgés de 12 à 18 ans peuvent réfléchir à un projet pour participer au grand concours "Autour d'Ishango". Chaque année, ce concours tente d'éveiller les jeunes aux sciences en faisant appel à leur créativité. L'édition 2007-2008 met à l'honneur la recherche scientifique dans les pôles, dans le cadre de l'année polaire internationale. Pour l'occasion, le concours s'est trouvé un parrain de marque en la personne d'Alain Hubert. L'ingénieur-explorateur était hier à Bruxelles aux côtés du ministre bruxellois de la Recherche scientifique, Bruno Cerexhe, pour le lancement du concours.

Alexandre Alajbegovic

Jeunes neurones, à vous de jouer ! Depuis hier après-midi, tous les Bruxellois âgés de 12 à 18 ans peuvent réfléchir à un projet pour participer au grand concours "Autour d'Ishango". Chaque année, ce concours tente d'éveiller les jeunes aux sciences en faisant appel à leur créativité. L'édition 2007-2008 met à l'honneur la recherche scientifique dans les pôles, dans le cadre de l'année polaire internationale. Pour l'occasion, le concours s'est trouvé un parrain de marque en la personne d'Alain Hubert. L'ingénieur-explorateur était hier à Bruxelles aux côtés du ministre bruxellois de la Recherche scientifique, Bruno Cerexhe, pour le lancement du concours.

Bâton à calculer

Ishango. A part un goût certainement exotique, le mot n'éveille pas forcément grand-chose chez les Bruxellois. C'est pourtant dans la capitale belge, à l'Institut royal des sciences naturelles plus précisément, qu'est conservé "le plus vieil objet mathématique de l'humanité" : le bâton d'Ishango. Découvert dans les années 50 au Congo, ce véritable "bâton à calculer" marque la naissance des mathématiques. Et si quelques doutes persistaient sur un éventuel "hasard", la découverte cette année d'un second bâton, quasi-identique au premier, les a définitivement ôtés.

"Heureusement d'ailleurs, plaisante le ministre bruxellois de la Recherche scientifique Bruno Cerexhe, car sinon on aurait dû chercher un nouveau symbole pour la recherche à Bruxelles !" Ouf, le bâton peut donc continuer à inspirer les jeunes pousses. Cela tombe bien : ils vont en avoir besoin !

"Au départ, ce concours invitait les jeunes à écrire la suite d'une histoire à caractère scientifique ou technologique, et qui veillait à inclure le bâton d'Ishango", se souvient Bruno Cerexhe. L'édition 2007-2008 a décidé de ratisser beaucoup plus large. Le concours ne se limite en effet plus à un simple exercice d'écriture. "On est à l'année 1 d'une ère nouvelle, explique le ministre, tout d'abord parce que cette édition est coiffée d'un thème général, mais aussi parce que les jeunes pourront laisser libre cours à leur créativité non seulement par l'écriture, mais aussi via les moyens audiovisuels, des articles de presse, des inventions ou même des oeuvres d'art."

La thématique choisie, "la recherche scientifique dans les pôles", devrait permettre aux jeunes d'explorer diverses disciplines de la science comme l'environnement, le réchauffement climatique, ou encore l'étude de la faune et de la flore. Des sujets qu'Alain Hubert, le parrain du concours, connaît plutôt bien. L'explorateur de 54 ans, aussi cofondateur de la Fondation polaire internationale, revient d'ailleurs tout juste d'une expédition de 106 jours dans l'Arctique.

Aller au bout

Devant les dizaines d'enfants présents, il explique les causes du changement climatique, ses enjeux véritables. Il répète aux jeunes tout le rôle qu'ils ont à jouer dans la bataille : "Contrairement aux adultes qui cherchent souvent le compromis, vous, quand vous avez une idée en tête, vous allez jusqu'au bout."

L'occasion pour lui de revenir sur sa passion de la montagne et au-delà, bien sûr, de la nature : "J'ai besoin de me retrouver dans des endroits où la nature est reine, car cela nous manque, à nous qui vivons dans les villes, nous avons décroché." On l'aura compris, l'explorateur n'est pas seulement venu faire de la figuration, c'est un véritable appel à l'aide qu'il a lancé aux jeunes : "Nous aurons un grand besoin de chercheurs pour prolonger notre travail." On le voit, l'explorateur a en quelque sorte mis les jeunes face à leurs responsabilités futures. Il en a aussi profité pour mettre le ministre bruxellois face aux siennes : "C'est important d'avoir des scientifiques, encore faut-il leur donner les moyens de travailler en Belgique; je sais que c'est une compétence fédérale mais si les régions poussent, les choses peuvent changer."

Son travail, Alain Hubert l'exerce surtout dans les pôles, "ces deux grands déserts garants de l'équilibre qui a permis à l'homme de se développer sur la planète". Un indice précieux au regard de la thématique du concours, et que les enfants présents méditeront sûrement au moment de réfléchir à leur projet. Ils pourront aussi compter sur le site web du concours, lequel proposera chaque semaine des coups de pouce pour aider les jeunes à mener leur projet à bien. C'est là une des autres nouveautés du concours. Ils ont jusqu'au mois de juin pour faire marcher leurs méninges en faveur de la planète.

Alors peut-être pourront-ils eux aussi se prendre pour des explorateurs. Parmi les prix figurent en effet des stages d'astronomie à la Ferme des étoiles et à l'Astronaut Camp de l'Euro Space Center.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...