L'histoire d'une Bruxelloise à Cavalia

Impatiente. Malgré une blessure au dos qui la taraude depuis plusieurs jours, Alexandra Meulemans compte les heures avant son entrée sur la piste du chapiteau blanc de Knokke. Arrivée depuis un peu plus d'un an parmi l'équipe très "select" des trente-six artistes du spectacle équestre "Cavalia", la jeune Anderlechtoise vit depuis un

Raphaël Meulders

Impatiente. Malgré une blessure au dos qui la taraude depuis plusieurs jours, Alexandra Meulemans compte les heures avant son entrée sur la piste du chapiteau blanc de Knokke. Arrivée depuis un peu plus d'un an parmi l'équipe très "select" des trente-six artistes du spectacle équestre "Cavalia", la jeune Anderlechtoise vit depuis un "rêve" tout éveillé. "C'est une expérience qu'on ne peut faire qu'une fois dans sa vie. Quand on m'a proposé de faire partie de l'aventure je n'ai pas hésité une seule seconde", explique-t-elle.

En jetant un bref regard vers le passé d'Alexandra, cette rencontre avec "Cavalia", où arts et monde équestre cohabitent en toute harmonie, paraissait en fait inévitable. Depuis son plus jeune âge, ces deux passions ont en effet rythmé les pas de la jeune cavalière. "Dès l'âge de six ans, j'ai pris des cours de dessin à l'académie." Alexandra opte ensuite pour l'enseignement secondaire artistique et s'inscrit à l'institut Saint-Luc à Bruxelles, dans l'option Arts plastiques. Elle y poursuivra d'ailleurs un graduat dans la même branche.

Sa passion pour les chevaux lui vient quelque peu après. "J'ai débuté l'équitation à treize ans et monter à cheval est tout de suite devenu indispensable pour moi." Pour l'anecdote, ce serait en lisant la bande dessinée "Yakari" que ce désir lui est arrivé. Les chevaux l'intriguent et à défaut de pouvoir les apprivoiser totalement, elle tente de les approcher d'une autre manière, via la photographie. "Après mes études, ma décision était prise : il fallait que je travaille dans le monde équestre." Elle enchaîne alors les petits métiers, passant de manège en manège et de box en box. Alexandra doit souvent accumuler les kilomètres. "A Bruxelles, il y a très peu de manèges, et en plus ils sont très chers."

Elle ira même jusqu'à l'autre bout de la planète, le temps d'un voyage d'un an en Australie, pour poursuivre son rêve. Là dans les fermes "aussies", elle découvre une autre approche de ce monde qu'elle apprécie chaque jour un peu plus. Elle y perfectionne aussi ses qualités de cavalière. Vient alors la consécration, il y a un peu plus d'un an : un appel téléphonique lui proposant de rejoindre "Cavalia". Comment dire non à l'un des plus grands spectacles équestres au monde ? "J'adore cet univers du spectacle. La troupe est très internationale (Australien, Canadiens, Kirghiz,...) et je m'y sens vraiment bien."

On prend beaucoup de coups

Barcelone, Bilbao, Madrid, les spectacles s'accumulent loin de la famille, des amis... "Cela ne me pose pas trop de problème car je suis assez indépendante, explique la jeune femme de 26 ans. Et puis nous avons tout de même des pauses qui nous permettent de rentrer chez nous." Pour le coup, l'Anderlechtoise sera presqu'à domicile sous le chapiteau de Knokke. Il lui reste désormais quelques jours pour peaufiner consciencieusement son passage, intitulé "Le Carrousel." Une scène particulièrement délicate où 8 étalons lusitaniens déambulent de manière synchronisée. "Touchons du bois, mais nous n'avons encore jamais eu de problèmes avec eux."

Et un petit conseil au passage pour ceux qui veulent un jour galoper sur un des chevaux de Cavalia ? "Il faut énormément de volonté et ne pas se décourager. Mais c'est vrai qu'au début, on prend beaucoup de coups, il faut se lever tôt et travailler dans des conditions climatiques difficiles." Peu de choses finalement quand on a une telle passion ancrée en soi.

Cavalia, à partir du 18 juillet à Knokke-Heist, Natienlaan. webwww.cavalia.net