Des écoles de plus en plus branchées

Si en matière d'enseignement et de formation, le dernier bulletin des écoles bruxelloise n'était pas des plus brillants, elles semblent par contre appartenir au peloton de tête européen au niveau des infrastructures informatiques. Du moins c'est ce qu'affirme le CIRB (Centre informatique pour la Région bruxelloise) chargé de doter de matériel informatique les différentes écoles de la Région.

Des écoles de plus en plus branchées
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Raphaël Meulders

Si en matière d'enseignement et de formation, le dernier bulletin des écoles bruxelloise n'était pas des plus brillants, elles semblent par contre appartenir au peloton de tête européen au niveau des infrastructures informatiques. Du moins c'est ce qu'affirme le CIRB (Centre informatique pour la Région bruxelloise) chargé de doter de matériel informatique les différentes écoles de la Région. "Et ce tout réseau et régime linguistique confondu", précise-t-on au CIRB.

Lancé en 1998, le Plan Multimédia a ainsi fourni à plus de 160 000 élèves répartis dans 520 établissements scolaires, non seulement des ordinateurs, mais aussi des logiciels, un accès internet et une activité de maintenance. 95 pc des écoles primaires et secondaires de la Région ont ainsi bénéficié de ce Plan. "Avec ce chiffre, nous faisons incontestablement partie des bons élèves européens, assure un responsable du CIRB. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) ont pris une telle importance ces dernières années, qu'il est devenu indispensable de bien former les élèves dès leur plus jeune âge aux techniques de l'informatique".

Avec une enveloppe annuelle de 2,5 millions d'euros, l'organisme a plusieurs projets en tête. "Nous sommes entrés dans la phase 3 de notre plan. Il faut tout d'abord veiller à renouveler le matériel afin de pouvoir garantir un accès qualificatif aux TIC".

Autre objectif mis en exergue par le CIRB : l'installation progressive de logiciels libres (et donc gratuits) sur les différents ordinateurs présents dans les établissements. "Le choix reste celui des écoles. Nous essayons de les persuader en démontrant les avantages de ces logiciels libres. Nous ne voulons pas les forcer car nous savons que certaines habitudes ont été prises. C'est un travail de fond".

Quitter l'omniprésent "Windows" ne serait pourtant pas un choix "philosophique", selon le CIRB. "Il nous semble simplement logique d'offrir aussi la possibilité de faire tourner les nouveaux équipements sous logiciel libre".

Un ordinateur par classe ?

Pour contenter tout le monde, un système de "dual boot" a été mis en place (choix entre Windows et logiciel libre).

Au niveau des universités, le CIRB ne reste pas inactif. Le programme Urbizone vise ainsi le déploiement d'un accès Wi-Fi gratuit à internet sur plusieurs campus universitaires (VUB, ULB, FUSL) et d'écoles supérieures (Eramus Hoge School,...). Une offre d'équipements spécifiques répondra également prochainement aux besoins des écoles d'enseignement spécialisé, par exemple des terminaux braille.

Enfin le CIRB planche sur des solutions de décentralisation de l'informatique dans les classes. "Dans quelques années, nous pensons intégrer directement un ordinateur par classe". Mais le problème de la connexion Internet semble être là plus problématique. "Nous n'utiliserons pas le Wi-Fi, essentiellement pour des raisons environnementales. Il existe d'autres solutions, même si elles sont plus encombrantes."

Ce matériel informatique est plutôt bien vu par le corps professoral. D'après une enquête de la commission européenne, 80 pc des enseignants belges affirment que l'utilisation d'un ordinateur en classe apporte un avantage significatif en terme d'apprentissage. Reste toutefois certains réfractaires. "Il y a un creux générationnel et c'est vrai que certains professeurs de plus de 40 ans éprouvent pas mal de difficultés avec les ordinateurs. Certains n'y voient même aucun intérêt". La poursuite de "l'informatisation" des écoles est pourtant sur une bonne voie. De là à voir les élèves bruxellois remplacer leur stylo par des ordinateurs portables pour prendre des notes, il y a un pas qu'on n'est pas encore prêt de franchir au CIRB.

"Au niveau financier, c'est pour l'instant tout simplement irréalisable, mais à long terme qui sait ?"