Un drapeau palestinien à Bruxelles pour faire pression sur l'UE

Un drapeau palestinien de 300m2 a été déployé devant le siège des institutions européennes pour demander à l'UE de reconnaître l'Etat de Palestine. Il a été déployé à l'initiative de l'ONG internationale Avaaz et porte l'inscription: "913.171 personnes demandent à l'UE: reconnaissez la Palestine".

Un drapeau palestinien à Bruxelles pour faire pression sur l'UE
AFP

Le drapeau géant, déployé à l'initiative de l'ONG internationale Avaaz, porte l'inscription: "913.171 personnes demandent à l'UE: reconnaissez la Palestine", a constaté un journaliste de l'AFP. Ce chiffre de plus de 900.000 personnes fait allusion au nombre de personnes ayant signé une pétition mise en ligne par Avaaz, une ONG qui revendique plus de 9,7 millions de membres répartis dans le monde entier.

"La seule solution à la crise entre Israël et la Palestine est un accord négocié entre les deux parties et deux Etats capables de vivre côte à côte", a rappelé le porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, interrogé au sujet de cette initiative. Le porte-parole, Michael Mann, a refusé de préciser si les Européens auraient une position commune quand la question de la reconnaissance d'un Etat palestinien serait discutée à l'ONU. "Pour l'instant il n'y a pas de résolution sur la table et nous ne pouvons pas réagir à une résolution qui n'existe pas", a-t-il dit.

"Nous verrons ce qu'il y a sur la table et prendrons position le moment venu", a-t-il ajouté. De fait, les Européens sont divisés sur le sujet. Certains Etats de l'UE dont l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie, et la République tchèque sont hostiles à une résolution proclamant la reconnaissance d'un Etat palestinien, tandis que d'autres, comme l'Espagne et l'Irlande notamment, y sont favorables.

La direction palestinienne a l'intention de présenter une demande d'adhésion aux Nations unies le 20 septembre, mais elle doit encore annoncer si elle choisit de passer par le Conseil de sécurité ou par l'Assemblée générale. Passer par le Conseil de sécurité, qui permettrait aux Palestiniens de devenir pays membre à part entière de l'ONU, se heurterait à un veto américain.

La voie de l'Assemblée générale avec un vote à la majorité simple pourrait donner aux Palestiniens le statut de "pays observateur non-membre" de l'ONU. Cela leur permettrait, à l'instar du Vatican, de devenir membre d'organisations comme l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ou la Cour pénale internationale (CPI).