Milquet réfute le laxisme à Matonge

"Nous avons eu une réaction proportionnée aux attaques. On ne saurait parler de laxisme", a déclaré la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (CDH). Samedi, les manifestations anti-kabila ont fait 13 blessés parmi les forces de l'ordre. Un centaine de personnes ont été arrêtées.

Milquet réfute le laxisme à Matonge
©Stephanie lecocq
Avec Belga

"Nous avons eu une réaction proportionnée aux attaques. On ne saurait parler de laxisme", a déclaré la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (CDH), dans un entretien au journal Le Soir publié lundi, au sujet des nouvelles violences dont a été le théâtre samedi le quartier de Matonge à Bruxelles.

"Nous avons mobilisé les forces de police en concertation: hommes, hélicoptère, autopompes", explique-t-elle, précisant que les manifestations sont le fait de personnes généralement pacifiques mais qu'elles sont malheureusement infiltrées par des casseurs.

Et d'ajouter: "il y a des stratégies policières qui peuvent sembler heurter le bon sens, mais on sait aussi qu'empêcher les gens de manifester n'est, dans un premier temps, certainement pas la solution pour calmer les esprits".

Au micro de la RTBF, Didier Reynders, le nouveau ministre des Affaires étrangères, a également réagi sur la situation qui règne dans le quartier ixellois depuis quelques jours: "on a le droit de manifester, de contester mais certainement pas d’utiliser la violence, que ce soit à Kinshasa ou à Ixelles". Il a néanmoins refusé de s'exprimer sur la réaction, considérée comme tardive par certains, du bourgmestre de la commune d'y interdire les manifestations.


Picqué condamne avec la plus grande fermeté les actes de vandalisme Sans remettre en cause le droit des manifestants d'exprimer leur désaccord sur la légalité de l'élection au Congo, le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, a condamné lundi avec "la plus grande fermeté" les dégradations et actes de vandalisme qui ont émaillé les manifestations des derniers jours dans le quartier de Matonge, situé au coeur de la capitale, à la suite de la contestation de la réélection du président congolais Joseph Kabila. "Il est inacceptable que certains profitent de ces rassemblements politiques pour causer de tels dommages. Ces actes sont d'autant plus inadmissibles qu'ils ont lieu à un moment économiquement très difficile, en pleine crise économique, dont les commerçants ont été frappés de plein fouet", a souligné M. Picqué (PS). Pour le ministre-président bruxellois, la période des fêtes doit être un moment de répit car elle représente une période cruciale pour tous les commerçants qui ont souvent engagé toutes leurs économies pour ouvrir leur commerce. Rappelant que "tout doit être fait pour garantir la sécurité des biens et des personnes", Charles Picqué a dit espérer que la sérénité gagnera tout un chacun, mais souligné qu'"il ne sera question d'une quelconque indulgence devant des actes de destruction gratuite qui n'ont rien à voir avec l'expression légitime d'une opposition politique". Aux yeux du ministre-président bruxellois, une ville multiculturelle comme Bruxelles, fondée sur le vivre ensemble des communautés "ne peut tolérer de tels incidents violents et répétés pour des événements politiques ayant eu lieu dans un pays étranger".


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