Les étudiants payent le prix du sous-financement

Six associations estudiantines (Comac, EGA, Attac, Jeunes FTGTB, Syndicat des locataires et Jac) se sont réunies hier matin devant le rectorat de l’ULB pour protester contre l’augmentation des loyers des kots à partir de la rentrée prochaine. En effet, suite à un partenariat publicprivé (PPP) conclu entre l’ULB et la société Cofinimmo pour la rénovation des kots de l’avenue des Courses, 100 euros supplémentaires par mois seront demandés aux étudiants-locataires. Le loyer tournera désormais autour de 350-400 euros. " L’ULB démissionne de ses fonctions fondamentales en octroyant à des sociétés privées la gestion de ses kots, au détriment du prix payé par les étudiants ", s’exclame Liza Lebrun, représentante du Comac, le mouvement des jeunes du PTB.

E.M. (st.)

Six associations estudiantines (Comac, EGA, Attac, Jeunes FTGTB, Syndicat des locataires et Jac) se sont réunies hier matin devant le rectorat de l’ULB pour protester contre l’augmentation des loyers des kots à partir de la rentrée prochaine. En effet, suite à un partenariat publicprivé (PPP) conclu entre l’ULB et la société Cofinimmo pour la rénovation des kots de l’avenue des Courses, 100 euros supplémentaires par mois seront demandés aux étudiants-locataires. Le loyer tournera désormais autour de 350-400 euros. " L’ULB démissionne de ses fonctions fondamentales en octroyant à des sociétés privées la gestion de ses kots, au détriment du prix payé par les étudiants ", s’exclame Liza Lebrun, représentante du Comac, le mouvement des jeunes du PTB.

Du côté du président du conseil d’administration de l’ULB, Alain Delchambre, on ne voit pas d’autre solution. " Vu l’état de sous-financement de l’enseignement, nous ne pouvons pas nous permettre de développer notre parc de logements avec de l’argent uniquement public, explique-t-il, et grâce à ce type de partenariats, nous allons pouvoir proposer 3 000 logements supplémentaires d’ici cinq ans."

Or, tout le monde est d’accord, il y a une vraie pénurie de logements : pour 1 800 places actuellement, on recense 7 000 demandes. Cependant, entre les étudiants et l’administration, ce qui bloque, c’est la méthode, car pour Liza et ses camarades, pas de doute : " La privatisation est un piège à cons !", comme on pouvait le lire hier matin sur une de leurs banderoles.

Mais selon le président du conseil d’administration, la gestion universitaire de l’ULB devrait plutôt avoir tendance à rassurer. " Regardons les faits : 10 000 étudiants sur 25 000 bénéficient d’aides sociales en tout genre à l’ULB. D’ailleurs, la hausse du prix des kots n’est pas due au partenariat public-privé. Ce n’est que le reflet de la différence de standing de ces logements suite à leur rénovation. De plus, tous les étudiants de la Cité des Courses qui le souhaitent seront relogés au même prix en septembre dans une résidence du CPAS. Enfin, l’ULB garantit un quota de 25 % des nouveaux kots aux étudiants financièrement fragilisés avec des tarifs identiques qu’à l’heure actuelle ", précise monsieur Delchambre.

Un point sur lequel les étudiants et l’administration se rejoignent néanmoins concerne le problème de sous-financement de l’enseignement en général. Ils demandent une revalorisation du budget qui lui est accordé à hauteur de 7 % du PIB.