Molenbeek : "Une étape vers le leadership du MR", selon Charles Michel

"Qui aurait pronostiqué avant les élections que nous sortirions avec plus de mayeurs et de mandataires à Bruxelles", a demandé M. Michel, dont le parti s'est séparé du FDF l'an dernier. "On a retrouvé une vraie cohérence", se réjouit-il.

Molenbeek : "Une étape vers le leadership du MR", selon Charles Michel
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Le conseil du Mouvement réformateur élargi aux (nouveaux) bourgmestres MR a réservé mardi matin une standing ovation à la future bourgmestre de Molenbeek Françoise Schepmans, qui a rejeté le PS de Philippe Moureaux dans l'opposition en formant une coalition avec Ecolo et le cdH. Le président du parti Charles Michel voit la conquête du mayorat de Molenbeek comme une étape vers le leadership du parti en Région bruxelloise en 2014. "Il n'y a pas de fatalité, c'est un combat de plus de trente ans qui aboutit pour apporter le changement dans la commune", a commenté Mme Schepmans.

"Molenbeek a fait beaucoup parler d'elle. Nous sommes là pour la bonne gouvernance et le respect entre tous les citoyens de la commune", a-t-elle ajouté, confessant que la journée de lundi et la nuit fut très longue.

Le bourgmestre MR d'Uccle, Armand De Decker, a participé à ces négociations, a-t-il indiqué à Belga. Il n'a toutefois pas voulu confirmer que cette participation augurait d'une ouverture au cdH dans sa commune, où il dispose d'une majorité absolue.

Des négociations pour former une majorité Olivier (PS-Ecolo-cdH) à Molenbeek en vue de la reconduction du mayorat de Philippe Moureaux avaient avorté lundi après que le PS de Bruxelles-Ville eut décidé de s'allier au MR, rejetant le cdH de Joëlle Milquet dans l'opposition.

Françoise Schepmans a souligné sa légitimité et sa connaissance des quartiers d'une commune "à l'avant-garde des problèmes urbains" et qui a connu "une évolution sociologique importante".

Elle insiste sur la prévention et la sécurité, l'émancipation de la jeunesse et l'éducation, et pointe du doigt les difficultés qui ont existé, selon elle, pour développer unn projet fédérateur avec Philippe Moureaux et certaines personnes de son équipe.

Charles Michel, de son côté, a insisté sur les progrès de son parti en Région bruxelloise, où le MR passe de 5 à 6 bourgmestres, malgré la perte de Woluwe-Saint-Pierre. A cet égard, il considère la conquête du mayorat de Molenbeek comme une étape vers le leadership de son parti en Région bruxelloise pour les élections de 2014.

"Qui aurait pronostiqué avant les élections que nous sortirions avec plus de mayeurs et de mandataires à Bruxelles", a demandé M. Michel, dont le parti s'est séparé du FDF l'an dernier. "On a retrouvé une vraie cohérence", se réjouit-il.

En Wallonie, il a souligné que 80 bourgmestres MR étaient d'ores et déjà confirmés, ainsi que 54 majorités absolues. Avec Bruxelles, le total des bourgmestres libéraux dépassera les 90, un record jamais atteint selon lui. Le MR arrive en deuxième position en Wallonie, passant de 445.705 voix en 2010 à 550.208 voix en 2012, soit un gain de 104.503 voix en un peu plus de 2 ans ou 5.5%, selon le Centre Jean Gol.

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